24.02.2016 à 21:06

AmériquesArgentine et fonds «vautours» proches d'un accord

Buenos Aires a récemment soumis à ces fonds «vautours» une offre de compromis avalisée par la justice sous condition.

Une juge new-yorkais, qui appuyait la demande de leur remboursement intégral des fonds vautours, a ouvert la voie à une solution.

Une juge new-yorkais, qui appuyait la demande de leur remboursement intégral des fonds vautours, a ouvert la voie à une solution.

photo: Keystone

Les fonds spéculatifs américains NML Capital et Aurelius sont «tout proches» d'un accord avec l'Argentine pour mettre fin au long litige sur la dette du pays, a déclaré un de leurs avocats mercredi.

«Nous avons un accord sur les conditions économiques. Nous sommes tout proches d'un accord», a déclaré Matthew McGill, lors d'une audience à New York consacrée à l'offre de compromis récemment soumise par Buenos Aires à ces fonds «vautours».

Des fonds sur une ligne dure

Début février, le nouveau gouvernement de centre-droit argentin avait proposé de rembourser 6,5 milliards de dollars sur les 9 milliards détenus par les fonds procéduriers qui ont racheté à bas prix des titres de dette argentins après le défaut de paiement de 2001 et ont, depuis, refusé toute décote.

Jusqu'à présent, les fonds NML Capital et Aurelius ont campé sur une ligne dure en refusant le compromis et en demandant leur remboursement intégral conformément à une décision du juge new-yorkais Thomas Griesa rendue en 2012.

Sous certaines conditions

Contactés par l'AFP, ces deux fonds et le gouvernement argentin n'ont pas fait de commentaires dans l'immédiat.

Le médiateur judiciaire en charge du dossier à New York, Daniel Pollack, a, lui, estimé que la déclaration de l'avocat violait les règles de «confidentialité» des négociations et que lui seul pourrait annoncer qu'un accord final a été conclu.

Vendredi, le juge Thomas Griesa avait ouvert la voie à un possible règlement de cette longue saga judiciaire en permettant aux autorités de Buenos Aires de payer, sous certaines conditions, les détenteurs d'obligations qui ont accepté une décote sur leurs titres après la faillite de 2001.

Jusqu'à présent, ce même juge empêchait Buenos Aires de procéder à ces paiements tant que les fonds «vautours» n'étaient pas au préalable remboursés. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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