Votations du 22 septembre: Armée, épidémies et stations-service au menu
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Votations du 22 septembreArmée, épidémies et stations-service au menu

Les Suisses diront le 22 septembre s'ils veulent abolir le service militaire obligatoire, améliorer l'arsenal de lutte contre les épidémies et libéraliser les horaires des stations-service.

Les Helvètes devront en revanche attendre le 24 novembre pour trancher sur l'initiative dite «1:12» sur les rémunérations, a décidé mercredi le Conseil fédéral.

Ce report correspond à un souhait de l'économie et déplaît fortement aux initiants. Le gouvernement souhaite que le discussion sur ce thème important dure plus longtemps, a déclaré à la presse son porte-parole André Simonazzi.

Ce faisant, le Conseil fédéral a utilisé, comme régulièrement, sa marge de manoeuvre, a-t-il indiqué. Il a tranché sur la base de plusieurs variantes. Respect des délais légaux oblige, la votation populaire sur le texte des Jeunes socialistes, déjà prêt à être soumis au peuple, ne peut avoir lieu au-delà de novembre.

Trois thèmes

Les Suisses devront en revanche donner leur verdict en septembre sur l'initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) pour abroger le service militaire. Les initiants veulent en finir avec ce qu'ils estiment un modèle désuet. Ils voudraient également inscrire dans la constitution un service civil volontaire et abroger la taxe militaire. C'est la troisième fois que le peuple est appelé aux urnes pour abroger l'armée à l'initiative du GSsA.

La population statuera encore sur la révision de la loi sur les épidémies. Les référendaires de la droite conservatrice emmenés par le naturopathe alémanique Daniel Trappitsch craignent que le texte n'entraîne des vaccins obligatoires et une sexualisation précoce des enfants. La loi redéfinit par ailleurs la répartition des tâches entre la Confédération, les cantons et les tiers en renforçant le rôle de leader de Berne.

Enfin le peuple se prononcera sur la libéralisation des horaires des magasins de stations-service en raison du référendum de «l'alliance du dimanche» regroupant gauche, syndicats et représentants des églises. La révision doit permettre à certaines stations-service d'offrir en tout temps les produits et prestations répondant principalement aux besoins des voyageurs alors que certains articles sont actuellement interdits de vente entre 01h00 et 05h00 ainsi que le dimanche. (ats)

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