Syrie: Armes chimiques: Poutine se dit prêt à agir
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SyrieArmes chimiques: Poutine se dit prêt à agir

Le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt à intervenir en Syrie s'il y avait des preuves «convaincantes» à l'ONU concernant l'usage d'armes chimiques.

La Russie serait prête à agir «résolument» voire même à soutenir une action armée en Syrie si les Occidentaux présentaient à l'ONU des «preuves convaincantes» de l'usage d'armes chimiques par le pouvoir syrien, a déclaré mercredi le président russe Vladimir Poutine.

«S'il y a des informations selon lesquelles des armes chimiques ont été employées, et employées par l'armée régulière (de Syrie), alors ces preuves doivent être présentées au Conseil de sécurité de l'ONU (...). Et elles doivent être convaincantes», a dit M. Poutine dans une interview à la chaîne Pervyi Kanal. «Après cela nous sommes prêts à agir le plus résolument et sérieusement possible», a-t-il ajouté, répondant au journaliste qu'il «n'excluait pas» de soutenir une action armée occidentale.

Il a toutefois ajouté que «selon le droit international, seul le Conseil de sécurité de l'ONU peut décider de l'usage des armes contre un Etat souverain. Tout autre prétexte, moyen qui justifierait l'usage de la force vis-à-vis d'un Etat indépendant et souverain sera inacceptable et ne pourra être qualifié que d'agression».

Livraison de missiles interrompue

Il a par ailleurs indiqué que la Russie, principal soutien du régime de Bachar al-Assad, avait suspendu ses livraisons à Damas de batteries sol-air S300, des systèmes de défense antiaérienne et antimissile perfectionnés équivalents du Patriot américain.

«Nous avons un contrat de livraison de S300, nous avons fourni certains composants, mais nous n'avons pas achevé nos livraisons, nous les avons pour l'instant suspendues», a-t-il déclaré;

En juin, il avait affirmé que Moscou n'avait pas «pour l'instant» livré de S-300 à la Syrie pour ne pas «rompre l'équilibre des forces».

L'installation d'un tel système de défense sol-air compliquerait tout projet des États-Unis ou de leurs alliés de procéder à des frappes ou d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie. (afp)

Un Allemand retrouve la liberté

Le dernier des trois Allemands enlevés en Syrie il y a trois mois et demi a recouvré la liberté, en s'enfuyant en Turquie, a indiqué mercredi l'ONG allemande «Grünhelme» (Casques Verts), à laquelle il appartient.

«Le casque vert Ziad Nouri est libre», écrit l'organisation dans un communiqué, précisant qu'il avait réusssi à passer la frontière syrienne mardi pour se rendre en Turquie.

Ziad Nouri, un ingénieur, avait été enlevé avec deux autres «Casques Verts» le 15 mai dans le village syrien de Harem, proche de la frontière turque, où l'organisation rénove un jardin d'enfants.

Les deux autres Casques Verts, Simon Bauer et Bernd Belchschmidt, étaient parvenus à s'enfuir le 3 juillet dernier, a rappelé l'organisation. Leur libération avait été confirmée alors par le ministère allemand des Affaires étrangères.

Les «Grünhelme» travaillent depuis plusieurs mois dans le nord de la Syrie pour aider à la reconstruction d'infrastructures locales ou en dispensant des soins.

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