Actualisé 23.10.2012 à 07:21

Bio sur Twitter

Armstrong condamné à élever ses enfants

L'ancien septuple vainqueur du Tour de France a revu sa biographie sur Twitter. Lance Armstrong est désormais beaucoup plus laconique.

Lance Armstrong, officiellement reconnu lundi par la justice sportive comme un tricheur et privé de ses titres, a pris acte de cette décision en enlevant la référence à ses sept victoires dans le Tour de France dans la ligne biographique de son compte Twitter.

La mention «7-time Tour de France winner» (septuple vainqueur du France, en anglais) a été supprimée lundi plusieurs heures après que l'UCI eut officiellement entériné les sanctions contre l'Américain, rayé des palmarès depuis août 1998, soit l'essentiel de sa carrière.

Désormais @lancearmstrong se présente ainsi: «Elève ses cinq enfants. Combat le cancer. Nage, fait du vélo, court et joue au golf chaque fois que je peux».

Armstrong garde le silence

Il y a quelques heures encore, sa ligne bio sur Twitter indiquait: «Père de cinq merveilleux enfants, septuple vainqueur du France, combattant contre le cancer à plein temps, triathlète à temps partiel - LIVESTRONG!»

A part ce subtil changement, Armstrong, 41 ans, n'a pas réagi et ses représentants sont restés coi lundi aux Etats-Unis après l'annonce d'une décision qui pourrait clore le volet sportif «plus grand scandale de dopage de l'histoire du sport», selon les mots de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Armstrong a cherché à savoir

Lance Armstrong avait tenté en vain de connaître la décision de l'UCI dès vendredi dernier, a par ailleurs confié à des journalistes le président de l'UCI Pat McQuaid. «Il (Armstrong) a entendu (vendredi) que nous donnerions une conférence de presse (ce lundi) et il m'a aussitôt envoyé un sms», a affirmé l'Irlandais.

«Je lui ai téléphoné et lui ai dit je donne une conférence de presse lundi et nous annoncerons alors notre décision . Il m'a alors demandé ce que serait cette décision et j'ai répondu: Je ne peux le dire, nous allons encore travailler dessus ce week-end», a ajouté le président de l'UCI.

Rompre la loi du silence

La ministre des Sports Valérie Fourneyron a estimé mardi qu'il ne fallait pas «simplement qu'Armstrong soit condamné». «Il n'est pas simplement un coureur qui a voulu à un moment tricher, c'est toute une organisation, avec un environnement, avec des des médecins, avec des relais parfois au plus haut niveau», a-t-elle dit sur France Inter, assurant qu'«il faut aller jusqu'au bout de l'enquête sur l'environnement dont a bénéficié» le cycliste américain.

«Il faut absolument que toute la lumière soit faite sur cette affaire et pas simplement qu'Armstrong soit condamné», a affirmé la ministre. «Soyons attentifs à ce que, le sport, on préserve son intégrité, même si c'est parfois trop long comme ça a été le cas dans l'affaire Armstrong», a-t-elle plaidé.

Mme Fourneyron a également appelé à permettre «ce qui a été nécessaire dans l'affaire US Postal, c'est-à-dire rompre la loi du silence. C'est extrêmement douloureux pour beaucoup de sportifs et donc de permettre de lever cette omerta et peut-être pour ces sportifs-là de les amnistier» afin que les scandales soient plus facilement révélés.

La ministre a également estimé que «le palmarès (du Tour de France cycliste) doit rester en blanc». «C'est pas possible de réatribuer (ces podiums, NDLR) dans ces conditions (...) C'est le moment de montrer qu'il y a un avant et un après», a-t-elle expliqué. (ap/afp)

«Tout le monde se dopait»

Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) John Fahey a estimé mardi dans un entretien avec une radio australienne que «tout le monde se dopait durant l'ère (Lance) Armstrong». L'ancien coureur américain a été déchu lundi par l'UCI de ses sept victoires dans le Tour de France.

«Il y a eu une période durant laquelle la culture dans le cyclisme voulait que tout le monde se dope. Il n'y a aucun doute là-dessus et les dirigeants (du cyclisme) doivent assumer leurs responsabilités», a déclaré M. Fahey sur l'antenne d'ABC radio.

«Les témoignages apportés par ceux qui furent les coéquipiers de Lance Armstrong, les uns après les autres, disent tous la même chose: vous ne pouviez pas être compétitifs sans recours au dopage. A la question de savoir si cette période est terminée, on peut toujours s'interroger et je crois que l'UCI se réunit vendredi pour étudier un certain nombre de questions, y compris comment aller de l'avant dans ce domaine», a-t-il ajouté.

Président de l'UCI de 1991 à 2005 et ami personnel d'Armstrong, Hein Verbruggen est notamment dans le viseur. Des coureurs comme l'Ecossais David Millar, dopé repenti, réclament sa démission de son poste actuel de président d'honneur de la Fédération internationale. /ats

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