Actualisé 02.10.2008 à 15:01

Dopage

Armstrong refuse la proposition de l'AFLD

Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong a refusé mercredi la proposition de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de procéder à de nouvelles analyses des échantillons prélevés pendant le Tour de France 1999.

L'AFLD et son président Pierre Bordry avaient proposé quelques heures plus tôt à Armstrong ces nouvelles analyses des échantillons B pour lui donner l'opportunité de prouver «sa bonne foi».

Armstrong, âgé de 37 ans, a décidé de sortir de sa retraite pour tenter de gagner la Grande Boucle une huitième fois.

«En 2005, des recherches avaient été effectuées sur des échantillons d'urine des Tours de France 1998 et 1999», a répondu Armstrong dans un communiqué. «Cette recherche a fait l'objet d'une enquête indépendante, et les conclusions de l'enquête ont été que les échantillons de 1998 et 1999 n'avaient pas été conservés convenablement (...) et que même il y a trois ans leur analyse n'avait pas pu fournir de résultat probant.»

«Il n'y a tout simplement rien que je puisse accepter qui fournirait une preuve pertinente à propos de 1999.»

L'agence avait précisé qu'en cas de résultats positifs le cycliste américain ne pourrait pas être la cible d'une procédure disciplinaire, «compte tenu du délai de prescription de huit ans prévu par l'article 17 du code mondial antidopage».

Ces échantillons ont été conservés par le Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD), en application d'une décision de justice du 4 janvier 2006 rendue en référé par le tribunal de grande instance de Nanterre. Cette décision avait été prise dans le cadre d'une assignation par l'éditeur Times Newspaper limited, suite à un article, paru le 13 juin 2004 dans le magazine britannique Sunday Times concernant Armstrong. Le coureur avait alors ouvert une procédure en diffamation devant les tribunaux anglais.

«Les conditions de conservation de ces échantillons et leur volume permettent de réaliser une analyse de la présence éventuelle d'EPO recombinante sur au moins cinq étapes différentes du Tour de France 1999», a souligné l'AFLD.

Armstrong a été soupçonné d'avoir utilisé de l'EPO lors de sa première victoire sur le Tour en 1999 à la suite d'une enquête du journal «L'Equipe» publiée un mois après sa septième et dernière victoire dans la Grande Boucle en 2005. Le Texan survivant du cancer a toujours nié s'être dopé. Il avait déclaré être victime d'une «chasse aux sorcières» à la parution de l'enquête de L'Equipe.

Un expert néerlandais désigné par l'Union cycliste internationale (UCI) a blanchi Armstrong après les accusations du quotidien sportif français. Mais Dick Pound, qui présidait à l'époque l'agence mondiale antidopage (AMA), a estimé que ses conclusions étaient lacunaires.

Le laboratoire français antidopage de Châtenay-Malabry (LNDD) avait procédé à une analyse d'échantillons contenant de l'EPO dont six ont été attribués à Armstrong par «L'Equipe». (ap)

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