Actualisé 02.02.2015 à 14:51

SevrageArrêter la clope, oui, mais pas de façon brutale

Selon une étude danoise, mieux vaut diminuer progressivement sa consommation de nicotine, plutôt que du jour au lendemain. Pour des raisons de démence.

par
cam
Un arrêt progressif pourrait éviter ces conséquences et ainsi faciliter le sevrage. (Photo: dr)

Un arrêt progressif pourrait éviter ces conséquences et ainsi faciliter le sevrage. (Photo: dr)

Fumeur patenté, vous êtes impatient de mettre fin à cette addiction? Dans une étude publiée dans le Journal of Cerebral Blood Flow and Metabolism, des chercheurs de l'université de Copenhague exposent une théorie qui devrait toutefois décourager les fumeurs à écraser rapidement leur dernier mégot.

Selon eux, un arrêt brutal de la consommation de tabac mènerait le cerveau à des états de démence, provoqués par le ralentissement du débit sanguin cérébral et de la consommation d'oxygène du cerveau en l'absence de nicotine.

Symptômes proches de ceux d'Alzheimer

Car si la consommation de nicotine semble permettre de stimuler l'activité cérébrale, il semblerait aussi que le phénomène d'accoutumance serait à même de rendre le cerveau dépendant au produit pour conserver un fonctionnement normal. Un arrêt brutal d'arrivée de nicotine provoquerait alors des modifications spectaculaires du métabolisme cérébral, proches des états de démence observés chez les malades atteints d'Alzheimer.

L'un des auteurs de l'étude, le Dr. Gjedde, note que cette sensation désagréable serait responsable de la mauvaise habitude des fumeurs qui les pousse à replonger. «Ce n'est peut-être pas pour retrouver un effet de bien-être que les fumeurs retournent à leur addiction, mais simplement parce que les symptômes de manque sont insupportables», précise-t-il.

La recommandation formulée par les chercheurs se veut simple, à défaut d'être simpliste: ils suggèrent d'arrêter la cigarette de manière graduelle, pour aider le cerveau à redevenir, lui aussi, non-fumeur.

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