Genève: Artamis dévoile son nouveau visage
Actualisé

GenèveArtamis dévoile son nouveau visage

300 logements sortiront de terre à l'horizon 2014. Le projet immobilier du futur éco-quartier de la Jonction, installé sur l'ancien site d'Artamis, a été présenté en fanfare. Au propre comme au figuré.

par
Didier Tischler

Alors que le conseiller d'Etat Mark Muller et le maire de la Ville Rémy Pagani présentaient lundi matin le futur éco-quartier de la Jonction, une douzaine de membres de l'UECA (Union des espaces culturels autogérés) ont débarqué, en musique, pour remettre leur pétition munie de 8659 signatures. Ils souhaitent que le projet intègre une salle de concerts de quelque 200 à 500 places.

Mais d'un tel lieu, il n'en est pas encore totalement question. «On le voit, c'est un projet participatif», a ironisé Mark Muller. «Une salle est prévue, a ajouté Rémy Pagani. Mais il faut que l'UECA prenne une position claire et remplisse certaines conditions».

150 places de parking pour 300 appartements

Le quartier fera surtout la part belle au logement. Quelque 300 appartements devraient voir le jour à l'horizon 2014. Un tiers répondra aux normes des habitations bon marché (HBM), un tiers pour du mixte (HM) et le reste en loyer libre. «Ce projet est très enthousiasmant, a expliqué Rémy Pagani. Il permettra de réunir toutes les couches sociales de la population et de faire revivre Artamis par le biais des nombreux locaux artisanaux mis à disposition».

Les sous-sols seront principalement dévolus aux parkings. Mais ceux-ci risquent d'être chers. En effet, «seules» 150 places sont prévues pour les habitants, soit une pour un logement. Le parking comprendra également du stationnement dans une proportion comparable aux places supprimées en surface. Le coût total du projet n'a pas été communiqué.

Les alternatifs s’invitent

«Nous avons sollicité Rémy Pagani à plusieurs reprises, mais il n’a jamais voulu nous recevoir.» Albane Schlechten, membre active de l’UECA, aimerait bien que les responsables du projet prennent en considération leur association. «Nous aimerions pouvoir discuter avec les maîtres d’ouvrage afin de voir comment nous pourrions gérer une partie des ateliers et la salle de concerts.» Le dépôt remarqué de la pétition par la fanfare de l’UECA ne devrait pas rester sans suite.

Ton opinion