Mondial 2014: Artiste fondamental, comme Maradona
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Mondial 2014Artiste fondamental, comme Maradona

En l'absence probable d'Agüero (blessé), le coach argentin, Alejandro Sabella, a entretenu le mystère sur son dispositif. En revanche, il a déclaré sa flamme à la «puce».

par
Marc Fragnière
São Paulo
Alejandro Sabella (photo) est le plus grand fan de Lionel Messi.

Alejandro Sabella (photo) est le plus grand fan de Lionel Messi.

L'Albiceleste peine à con­vaincre depuis le début du tournoi. Tout le contraire de son sélectionneur, qui s'est montré habile dans le maniement de la langue de bois, lors du point presse organisé à la veille d'Argentine - Suisse. Seules étincelles d'un récital convenu: une pensée philosophique et un éloge à l'adresse de Lionel Messi.

Ainsi, Alejandro Sabella s'est montré enthousiaste à l'heure de disserter sur la star du Barça. Tandis qu'un audacieux avait osé la comparaison entre le Diego Maradona de 1986 et le Lionel Messi de 2014, le point de vue du coach a été sans équivoque: «Sa Coupe du monde est couronnée de succès. Il répond aux attentes. Aux miennes, aux siennes, à celles de ses coéquipiers et à celles des supporters. Messi est un joueur fondamental, comme l'était Maradona.»

Invité à comparer l'impact de la «puce» sur le jeu de l'Albiceleste avec celle de Neymar sur celui de la Seleçao, Sabella n'a pas tergiversé: «Messi est le meilleur joueur du monde. Et Neymar est fantastique. Il y a toujours une dépendance de l'Argentine par rapport à Messi. La même relation est valable pour le Brésil avec Neymar.»

Tandis qu'il s'agira de faire preuve de tenue nerveuse dans un match à élimination directe, le coach a encore distillé un bel essai philosophique: «1 gramme de neurones vaut mieux que 10 kilos de muscles.» A méditer.

Fans attendus en grand nombre

Le consul d'Argentine à Sao Paulo estime que 70 000 de ses compatriotes inonderont les rues de la cité pauliste, aujourd'hui, afin d'y soutenir les Gauchos. La grande majorité de ces supporters n'a pas de billet. Pour éviter tout débordement, la municipalité s'évertue à distribuer des tracts invitant les fans à ne pas se rendre près du stade.

Twitter -> @MarcFragniere

Indemnité de transfert: 26 ballons

Avant de remporter la Champions League avec le Real Madrid et de faire partie des «quatre fantastiques» de la sélection argentine, Angel Di Maria avait pas mal galéré. En 1994, alors qu'il n'avait que 6 ans, l'ailier avait été cédé par son club, El Torito, à Rosario Central en échange de 26 ballons. «Personne n'imaginait à ce moment-là que ce gamin deviendrait ce qu'il est aujourd'hui, a raconté récemment son entraîneur de l'époque, Marcelo Trivisonno, dans la presse argentine. Il aidait beaucoup son mineur de père à la maison et arrivait aux entraînements les mains pleines de crevasses et de charbon.» Acheté 24 millions de francs par le Real Madrid en 2010, celui qu'on appelle depuis toujours «El Fideo» (le spaghetti) à cause de son physique longiligne, a pris une belle revanche depuis lors. Il n'a en revanche jamais reçu les 26 ballons promis par Rosario Central.

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