Musiciens de rue: Artistes bannis du M2: «Honteux»
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Musiciens de rueArtistes bannis du M2: «Honteux»

Découvert dans le métro parisien, Keziah Jones regrette que les musiciens soient malvenus à Lausanne.

Les talents romands pourront difficilement suivre la voie tracée par Keziah Jones. Le musicien nigérian doit sa carrière au métro parisien, dans les couloirs duquel il a été découvert en 1991. Le M2 ne fera, lui, pas office de tremplin.

En effet, les autorisations de jouer de la musique, de tenir des stands ou de distribuer des tracts dans le métro seront distribuées au compte-goutte et avec réticence. «La dimension des stations ne laisse pas suffisamment de place à d'éventuels rassemblements sans gêner les transits des voyageurs», explique Jacques Filippini, porte-parole des TL. S'ils sont attrapés, les fraudeurs seront amendés.

«Les autorités suisses ne veulent pas organiser des casting comme à Paris ou à Londres? C'est une honte!» réagit Keziah Jones sur le vif. C'est qu'il voue un certain attachement à ces trains souterrains: «Dans un métro, tu es totalement inconnu et tu n'as que cinq minutes pour convaincre. Il faut donc toujours être à son meilleur niveau. C'est un défi que j'aimais relever», confie-t-il.

Auteur d'un nouveau disque intitulé «Nigerian Wood», il avait obtenu l'autorisation exceptionnelle de jouer dans le M2 dimanche. Hélas, la foule compacte patientant depuis plusieurs heures pour assister à son concert au D! Club l'a empêché de rejoindre avec «20 minutes» les quais du métro flambant neuf.

Carole Pantet

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