Nucléaire iranien: Ashton: «pas de garantie de succès» pour un accord
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Nucléaire iranienAshton: «pas de garantie de succès» pour un accord

Les négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances sont «difficiles» a déclaré dimanche Catherine Ashton à Téhéran.

Malgré la difficulté des négociations nucléaire, l'Iran s'est dit «déterminé à aboutir à un accord» nucléaire final. «Nous devons nous fixer pour objectif d'aboutir» à un accord, a dit Mme Ashton, qui effectuait sa première visite en Iran depuis sa nomination à la tête de la diplomatie européenne. Une convention pourrait être conclue dans les quatre ou cinq prochains mois, a estimé le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif devant les médias. «Nous avons montré notre bonne volonté et avons accompli ce que nous devions faire dans le cadre de l'accord intérimaire», a-t-il dit. Et d'ajouter que Téhéran «n'acceptera une solution que si ses droits (en matière nucléaire) sont reconnus».

Coopération proposée sur la Syrie

Le président de la République islamique Hassan Rohani a pour sa part assuré à Catherine Ashton qu'il souhaitait «nouer des relations nouvelles avec l'UE». Il a notamment évoqué «des liens stratégiques dans le domaine énergétique et le transit» commercial, selon l'agence Isna.

Les deux parties peuvent aussi «coopérer sur la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue, sur l'Afghanistan, l'Irak ou encore la Syrie», a-t-il ajouté. L'Iran est l'un des rares alliés du président syrien Bachar al-Assad. «Ma présence en Iran montre la volonté de l'UE d'avoir des relations meilleures et plus efficaces en même temps que les négociations nucléaires», a répondu Mme Ashton.

17 mars à Vienne

L'Iran et les grandes puissances du groupe 5 1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu en novembre à Genève un accord nucléaire intérimaire de six mois qui expire le 20 juillet. L'arrangement prévoit un gel de certaines activités sensibles iraniennes en échange d'une levée d'une petite partie des sanctions occidentales qui étranglent l'économie du pays.

De nouvelles négociations ont été lancées en janvier, les Occidentaux cherchant à obtenir un accord global garantissant la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien. La prochaine session est prévue le 17 mars à Vienne. Pour parvenir à un accord final, plusieurs questions sensibles demeurent, en particulier la taille du programme d'enrichissement iranien, le site d'enrichissement de Fordo et le réacteur à eau lourde d'Arak. L'Occident demande la fermeture de ces deux sites, mais Téhéran refuse.

Israël critique

L'Occident et Israël accusent l'Iran, qui dément, de chercher à se doter de l'arme nucléaire. Et l'Etat hébreu a maintes fois dit son hostilité à tout accord avec l'Iran, son ennemi juré. Israël a d'ailleurs critiqué la visite de Mme Ashton en Iran, quelques jours après l'interception en mer d'un navire transportant, selon l'Etat hébreu, des armes iraniennes pour l'enclave palestinienne de Gaza. Des accusations israéliennes démenties par l'Iran. «Je me serais attendu à ce que Catherine Ashton annule, ou au moins reporte, sa visite à Téhéran», a dit le ministre chargé des Renseignements, Youval Steinitz. Mme Ashton, dont la visite est la première d'un chef de la diplomatie de l'UE depuis Javier Solana en 2008, achève son séjour lundi par un déplacement à Ispahan.

(ats)

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