Crise en Syrie: Assad en train de «perdre le contrôle»
Actualisé

Crise en SyrieAssad en train de «perdre le contrôle»

Les Etats-Unis ont estimé mercredi que le président syrien était en train de perdre le contrôle, après l'attentat qui a frappé le régime. Par ailleurs, le vote du Conseil de sécurité a été reporté à jeudi.

La Maison Blanche a estimé mercredi que le régime du président Bachar al-Assad était en train de «perdre le contrôle de la Syrie», après un attentat qui a coûté la vie à plusieurs responsables de premier plan à Damas. «Il est évident que le régime Assad est en train de perdre le contrôle de la Syrie», a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain (NSC), Tommy Vietor, en soulignant dans un communiqué l'urgence d'une transition politique pour «éviter une guerre civile longue et sanglante».

M. Vietor a noté les mauvaises nouvelles qui se sont succédé dernièrement pour M. Assad, avant même l'attentat de mercredi, «avec de plus en plus de défections, une opposition renforcée et plus unifiée qui opère dans tout le pays». «Nombreux sont les Syriens qui soutenaient auparavant le régime et qui voient désormais Assad comme le problème, pas la solution, tandis que les difficultés financières du régime continuent. Avec un régime Assad qui perd le contrôle (du pays), le temps est venu pour les Syriens et la communauté internationale de s'intéresser à l'après», a encore affirmé le porte-parole du NSC, le cabinet de politique étrangère de la présidence américaine.

«Nous travaillons d'arrache-pied avec nos partenaires internationaux dans le but de parvenir à une transition politique en Syrie (...) Plus vite cette transition se produira, plus nous aurons de chances d'éviter une guerre civile longue et sanglante», a expliqué M. Vietor.

le vote du Conseil de sécurité reporté à jeudi

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé mercredi de reporter à jeudi le vote, initialement prévu dans l'après-midi, sur un nouveau projet de résolution sur la Syrie, afin de laisser plus de temps pour trouver un accord sur le texte.

L'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe Kofi Annan avait souhaité ce délai dans l'espoir qu'un compromis de dernière minute puisse être trouvé entre les Occidentaux et la Russie.

Le projet de résolution présenté par la Grande-Bretagne notamment menace de sanctions non-militaires contre le régime du président Bachar el-Assad. Le texte est présenté dans le cadre du chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui peut, à terme, permettre l'usage de la force pour mettre fin au conflit.

La Russie, membre permanent du Conseil, est fermement opposée à toutes sanctions et tout emploi de la force contre son allié syrien. Avec la Chine, également membre permanent, elle a bloqué jusqu'ici l'adoption de toute résolution condamnant le régime syrien pour la répression meurtrière du mouvement de contestation né en mars 2011.

(ap/afp)

Ton opinion