Actualisé 12.07.2011 à 10:44

WikiLeaks

Assange au tribunal contre son extradition

Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, est arrivé mardi à la Haute Cour de Londres pour son appel contre son extradition.

Si son appel est rejeté, Julian Assange dispose encore de recours pour s'opposer à son extradition.

Si son appel est rejeté, Julian Assange dispose encore de recours pour s'opposer à son extradition.

Le fondateur du site internet WikiLeaks, Julian Assange, recherché par la Suède dans une affaire de viol et d'agressions sexuelles présumés, est arrivé mardi à la Haute Cour de Londres. Il va interjeter appel de son extradition validée en première instance. L'audience, qui doit débuter à 12h30, durera deux jours. La Haute Cour ne devrait cependant pas rendre sa décision mercredi.

Peu avant l'audience, M. Assange, un Australien de 40 ans, est sorti d'un véhicule noir à une centaine de mètres du tribunal, laissant amplement le temps aux dizaines de photographes et cameramen présents de prendre des images. Il a toutefois refusé de répondre aux questions de la presse.

Une poignée de partisans de M. Assange étaient présents devant la Haute Cour, dont deux brandissant une pancarte «Libérez Assange! Libérez Manning! Stoppez les guerres!», en référence au jeune soldat américain Bradley Manning, accusé d'avoir fourni des dizaines de milliers de documents américains à WikiLeaks et actuellement détenu aux Etats-Unis.

Autres recours possibles

M. Assange a toujours nié les accusations d'agressions sexuelles et de viol portées par deux Suédoises pour des faits remontant à août 2010 en Suède. Il assure que les jeunes femmes étaient consentantes.

Arrêté en décembre au Royaume-Uni en vertu d'un mandat européen émis par la Suède, il a cependant été libéré quelques jours plus tard, et est depuis assigné à résidence dans un manoir de la campagne anglaise appartenant à un ami, Vaughan Smith, présent mardi à la Haute Cour.

En première instance, la justice britannique avait donné son feu vert à l'extradition de M. Assange, à laquelle il a décidé de faire appel. Si son appel est rejeté, l'ancien hacker dispose encore de recours pour s'opposer à son extradition.

Son site WikiLeaks, spécialisé dans la divulgation de documents secrets, a notamment publié des rapports de l'armée américaine sur les guerres en Afghanistan et en Irak et des télégrammes diplomatiques américains, provoquant l'indignation de Washington. (ats)

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