Actualisé 01.12.2017 à 07:08

CPIAssaut sur la flottille de Gaza: Israël pas poursuivi

Le raid meurtrier contre la flottille humanitaire rejoignant Gaza en 2010 ne fera pas l'objet de poursuites par la CPI.

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Congrès de Bâle
Congrès de Bâle

En 1897, le journaliste et écrivain Theodor Herzl réunit à Bâle le premier congrès sioniste qui aspire à créer, pour le peuple juif, un foyer en Palestine garanti par le droit public. Du côté arabe, après des protestations de notables de Jérusalem, les premières organisations politiques sont créées en 1911 à Haïfa et à Jaffa pour lutter contre le sionisme.

Keystone
Déclaration Balfour
Déclaration Balfour

Il y a 100 ans, la déclaration Balfour a ouvert la voie à la création de l'Etat d'Israël.Le 2 novembre 1917, ce texte signé par le chef de la diplomatie britannique Arthur Balfour affirme que «le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif».

AFP
Congrès de la Palestine arabe
Congrès de la Palestine arabe

En 1919, le premier congrès palestinien qui s'est tenu à Jérusalem refuse l'établissement d'un foyer national juif. Lors du 3e congrès qui a eu lieu à Haïfa (voir image), les délégués déclarent illégale administration britannique.

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La Cour pénale internationale (CPI) ne poursuivra pas Israël pour le raid meurtrier contre une flottille humanitaire à destination de Gaza en mai 2010, a annoncé la procureure jeudi. Les navires battaient pavillons comorien, grec et cambodgien.

Affrétés par l'ONG turque IHH, considérée comme proche de l'actuel gouvernement islamo-conservateur au pouvoir en Turquie, ils avaient été arraisonnés dans les eaux internationales par un commando israélien tandis qu'elle tentait de rallier Gaza, sous blocus israélien. Neuf Turcs à bord du Mavi Marmara avaient été tués.

L'assaut avait provoqué une dégradation des relations diplomatiques entre la Turquie et Israël. Un dixième Turc était mort plus tard de ses blessures. Cette flottille était composée de huit navires, avec à leur bord 70 passagers originaires d'une quarantaine de pays. Son objectif déclaré était d'apporter de l'aide à Gaza et d'attirer l'attention de la communauté internationale sur les conséquences du blocus.

5000 pages examinées

La procureure de la CPI avait été saisie de l'affaire par le gouvernement des Comores, Etat partie au statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, mais aussi celui auprès duquel était enregistré le Mavi Marmara, le navire amiral de la flottille internationale humanitaire.

En 2014, elle avait déjà décidé de ne pas poursuivre Israël pour le raid tout en estimant «raisonnable de penser» que des crimes de guerre avaient été commis. Dénonçant un message «politique», les avocats des Comores avaient fait appel en janvier 2015, avant que la CPI n'ordonne en juillet à sa procureure de revoir sa position.

Après avoir «réexaminé plus de 5000 pages de documents» versés au dossier, «y compris les témoignages de plus de 300 passagers qui se trouvaient à bord du Mavi Marmara», la procureure est «de nouveau parvenue à la conclusion que les affaires éventuelles qui pourraient découler d'une enquête sur cet événement ne seraient pas 'suffisamment graves' pour que la cour y donne suite». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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