Grèce: Athènes attend une réponse de ses créanciers
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GrèceAthènes attend une réponse de ses créanciers

Déposée lundi soir, la dernière proposition de la Grèce n'avait toujours suscité aucun commentaire mercredi à midi.

Le gouvernement grec n'a pas encore reçu de réponse de ses créanciers à sa contre-proposition de réformes et de mesures budgétaires déposée lundi soir. Elle vise à trouver un compromis sur les conditions de versement d'une aide financière vitale.

«Jusqu'à présent (ndlr: mercredi en fin de matinée), aucune réponse ni aucun commentaire ne sont parvenus à la délégation grecque qui se trouve toujours à Bruxelles», a indiqué une source gouvernementale dans une note.

Plusieurs rumeurs ont fait état depuis mardi de commentaires négatifs sur la proposition grecque.

Deux additifs «concrets»

Celle-ci a été soumise à Pierre Moscovici, le commissaire chargé des Affaires économiques. elle comprend deux documents venant compléter l'offre de 47 pages présentée la semaine dernière par la Grèce.

Ces deux additifs, selon Athènes, présentent d'une part des mesures financières «alternatives» et «concrètes» pour parvenir à une entente sur les objectifs budgétaires de la Grèce ces prochaines années. D'autre part, elle expose une proposition sur la viabilité de l'énorme dette publique du pays.

Sur le premier point, la Grèce avait présenté la semaine dernière un objectif d'excédent budgétaire primaire (c'est-à-dire hors charge de la dette) de 0,6% en 2015.

Economies budgétaires

Selon une source européenne, le gouvernement grec propose désormais d'atteindre un excédent primaire de 0,75% en 2015, contre 1% attendu par ses créanciers et 3% prévu dans le budget. Le choix de l'objectif déterminera le niveau d'économies budgétaires à réaliser par le pays.

Athènes a envoyé lundi à Bruxelles deux émissaires du Premier ministre Alexis Tsipras. Ce dernier souhaite mettre le dossier grec au menu de discussions avec la chancelière Angela Merkel et le président français François Hollande en marge d'un sommet entre l'Union européenne et la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (UE-Celac) qui débute mercredi. (ats)

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