Grèce: Athènes cherche toujours un compromis sur la dette
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GrèceAthènes cherche toujours un compromis sur la dette

La Grèce a transmis mardi deux documents au commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, le Français Pierre Moscovici.

Les deux textes visent à établir un compromis sur les questions budgétaires et la dette. Bruxelles a accusé réception. «La partie grecque poursuivra ses échanges de vues avec ses prêteurs à un niveau politique, attendant leur réponse officielle avec intérêt», a déclaré un responsable du gouvernement grec. La Commission européenne a confirmé avoir reçu ces nouvelles propositions, a indiqué un porte-parole de l'exécutif européen.

«Les trois institutions sont en train de les étudier avec soin», a ajouté le porte-parole, faisant référence aux trois institutions créancières de la Grèce, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

«Combler les différends»

Ces deux documents ont pour but de «combler les différends» avec les créanciers, Union européenne et FMI, sur certains sujets, a précisé la source gouvernementale grecque. Ils visent «d'une part à combler les différends sur les questions des finances publiques et d'autre part à définir un plan de viabilité de la dette grecque».

Dans un entretien au journal italien Corriere della Sera de mardi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras estime que son pays pourra parvenir à un accord avec ses créanciers s'ils renoncent à un certain nombre de demandes et notamment à une baisse des pensions de retraite.

Il a demandé le soutien de son parti Syriza dans les négociations. L'aile la plus radicale du mouvement pourrait reprocher au premier ministre toute concession sur les «lignes rouges» qu'Athènes a tracées.

Devant le comité politique de Syriza, M. Tsipras a aussi précisé qu'il n'envisageait pas d'organiser des élections législatives anticipées, a-t-on rapporté mardi dans son entourage. Il doit normalement rencontrer mercredi la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande à Bruxelles, en marge d'un sommet entre l'Union européenne et l'Amérique latine.

Accord pas encore en vue

De son côté, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a indiqué que l'accord sur la dette n'était pas encore à portée de main.

Il a notamment estimé que le système des retraites, l'un des principaux points de désaccord, «devait tout simplement être modernisé», ajoutant qu'il n'était pas viable en l'état.

Le président de l'Eurogroupe a par ailleurs rejeté toute discussion concernant un allègement de la dette grecque. (ats)

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