Grèce/régionales: Athènes passe à gauche après 24 ans de droite
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Grèce/régionalesAthènes passe à gauche après 24 ans de droite

Les candidats soutenus par le parti socialiste de Georges Papandréou, au pouvoir en Grèce, enregistrent une avance dans huit des 13 régions du pays au 2nd tour des élections régionales, selon des estimations.

Les électeurs grecs auraient majoritairement soutenus des candidats socialistes.

Les électeurs grecs auraient majoritairement soutenus des candidats socialistes.

La ville d'Athènes bascule probablement à gauche, après 24 ans de règne de la droite, a indiqué Yannis Karakadas, directeur de l'institut des estimations du ministère, cité en direct sur les principales chaînes de télévision.

Selon les estimations ministérielles, Georges Kaminis, un constitutionnaliste soutenu par le Parti socialiste (Pasok) et un petit parti de gauche, la Gauche démocratique, obtient 51,6% des voix, selon les premiers résultats partiels, contre 47,9% pour son rival de droite, l'actuel maire d'Athènes, Nikitas Kaklamanis.

En revanche, selon la même source, les socialistes perdent la ville du Pirée, grand port près d'Athènes et troisième ville grecque, qu'ils avaient gagné lors des élections précédentes il y a quatre ans.

Résultats serrés dans au moins quatre régions

M. Karakadas a toutefois souligné que «les premiers résultats partiels sont serrés »dans au moins quatre régions« et à Salonique (nord), deuxième ville du pays et bastion de la droite depuis plus de vingt ans.

Concernant les deux principales régions du pays, celle d'Attique où se concentrent 30% des électeurs du pays, reste aux mains du Pasok, alors que celle de Macédoine (nord) reste à droite.

Avant l'annonce des résultats définitifs, le vice-président du gouvernement Théodore Pangalos s'est déjà félicité que le Pasok qui subit de nombreuses critiques du fait de la politique d'austérité menée par le gouvernement, gagnait »la moitié des régions«. »Le Pasok va bien", a-t-il déclaré à la télévision privée Méga.

Le scrutin local de dimanche était un test politique crucial pour la politique de rigueur du gouvernement de M. Papandréou, dictée par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE).

Toutefois, l'absention qui a atteint un record de plus de 50%, dans un pays traditionnellement politisé, montre selon les analystes le mécontentement général en Grèce, pays qui traverse sa deuxième année consécutive de récession. (afp)

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