Pole dance (GE): Athlètes glamour peut-être, mais athlètes avant tout
Actualisé

Pole dance (GE)Athlètes glamour peut-être, mais athlètes avant tout

Les premiers championnats suisses de pole dance se sont déroulés samedi soir au Casino Théâtre devant une affluence nourrie.

par
Jérôme Faas

Amateurs de fesses, passez votre chemin! Samedi soir, ce sont surtout les abdos des concurrentes qui impressionnaient au Casino Théâtre de Genève. Pour ces premiers championnats suisses de pole dance, les 500 sièges de la salle au style baroque avaient trouvé preneurs. «J'aurais facilement pu écouler 200 billets supplémentaires», sourit Silvia Bignoni, organisatrice de l'événement et présidente de la Fédération suisse de cette discipline faisant cohabiter danse, figures et acrobaties.

Patinage artistique et GRS, des cousins

Les références sulfureuses au strip-tease, Silvia admet ne pas pouvoir les éviter, mais les écarte fermement. «Les sports qui se rapprochent le plus de la pole dance sont le patinage artistique et la GRS, ou gymnastique rythmique sportive.» Des disciplines olympiques exigeant grâce et muscle, évaluées par des juges. Ceux présents samedi soir à Genève, venus pour l'occasion de Croatie, de France et d'Italie, noteront «la capacité physique, la force, la souplesse, l'agilité, la maîtrise des figures, la créativité et l'expression artistique» des concurrents, explique la maîtresse de cérémonie.

Ni boîte de nuit, ni salle de gym

Sur les sièges en velours rouge, un public éclectique, mais beaucoup de jeunes femmes et de couples. A l'évidence, peu sont là pour se rincer l'œil. Plusieurs connaissent et supportent les 19 femmes et 4 hommes engagés dans la compétition. D'autres sont simplement venus au spectacle. Le choix de la salle s'y prête bien. Une boîte de nuit eut été impensable au vu des lettres de noblesse qu'entend gagner la pole dance. Une enceinte strictement sportive aurait été bien terne. «Faire asseoir des gens durant quatre heures pour regarder des athlètes défiler dans une salle de gymnastique, c'est ch…», relève Silvia Bignoni.

Un petit air de Sigourney Weaver

Car il s'agit bien d'athlètes, pour les plus aguerris. Si la part d'expression corporelle, voire de sensualité, prend le dessus chez les concurrentes de la catégorie débutantes, la performance sportive des meilleurs assied. Les figures paraissent rigoureusement inaccessibles au commun des mortels, même en très bonne forme physique, et les corps tiennent plus de Sigourney Weaver dans Alien que de Kim Basinger dans 9 semaines ?. Les juges, d'ailleurs, ne s'y sont pas trompés, se réjouit Silvia Bignoni. «Ils m'ont dit qu'ils étaient époustouflés par le niveau en Suisse. Ils ne s'y attendaient pas!»

Les champions suisses

-Femmes avancées:

Anaïs Curchod

-Femmes intermédiaires:

Karina Chapeau

-Femmes débutantes:

Aurore Fen-Chong

-Hommes:

Olivier Koënig

-Couples:

Noëmi Graber et Mandy Bahrami

Ton opinion