Actualisé 22.01.2014 à 12:22

Montreux (VD)Atmosphère surchauffée et réseau saturé

Un millier de journalistes sont venus à Montreux pour assister au lancement de la conférence Genève 2. La logistique n'a pas suivi. La puissance du réseau était insuffisante mercredi matin.

Le centre de presse était conçu pour accueillir 600 journalistes. Plus d'un millier ont finalement été accrédités. Après avoir constaté l'impossibilité de se connecter à internet, des câbles ont été distribués aux journalistes présents.

«La capacité du réseau est insuffisante», a expliqué à l'ats la porte-parole de l'ONU Corinne Momal-Vanian. De plus, le serveur de l'ONU à Genève connaissait également des problèmes pour l'envoi des images, a-t-elle indiqué.

Brouhaha

Deux salles ont été aménagées au premier étage du centre de presse, en face du Montreux Palace. Dans la première, les débats de la session plénière de la conférence sont retransmis en arabe sur un écran, et dans la seconde en anglais. Dans une atmosphère surchauffée et un brouhaha général, des journalistes ont dû s'installer par terre faute de place.

«Nous n'avons jamais eu ce problème de réseau pour le Festival de Montreux», a constaté un photographe.

A une centaine de mètres du centre de presse, les 45 délégations qui doivent s'exprimer à tour de rôle d'ici ce soir sont disposées au Petit Palais autour d'une immense table rectangulaire. Chaque délégation a droit à six personnes, soit près de 300 personnes dans la salle.

Incident

Un incident a marqué la matinée. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dû intervenir pour interrompre le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem lisant un discours de huit pages, une interminable diatribe dénonçant l'action des «terroristes» en Syrie.

Au bout de vingt minutes, Ban Ki-moon a demandé au ministre de raccourcir la fin de son discours. «Pour combien de temps en avez-vous encore ?» a-t-il demandé. «Cinq à dix minutes», a répondu alors M. Mouallem. «Pouvez-vous raccourcir en deux trois minutes ?» a demandé Ban Ki-moon.

«Non», a répondu le représentant de Damas, affirmant qu'il avait fait le voyage pour exposer la position officielle de la Syrie. Walid Mouallem a ensuite poursuivi, avant d'être interrompu à nouveau après environ cinq minutes. Il a terminé une minute après.

Le président de la Coalition nationale syrienne Ahmad Jarba a été plus court. Mais les deux discours n'ont fait que confirmer l'antagonisme des deux camps et le dialogue de sourds entre les belligérants. (ats)

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