Justice genevoise: Attachée à un radiateur et violée
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Justice genevoiseAttachée à un radiateur et violée

Un trentenaire comparaît depuis jeudi devant le Tribunal correctionnel genevois. Il aurait contraint sa petite amie, entravée et les yeux bandés, à des actes d'ordre sexuel avec lui-même et son colocataire de l'époque.

par
Irène Languin

«Juste après, je me suis rendu compte que j'avais fait une grosse connerie et que j'avais été beaucoup trop loin.» C'est au bord des larmes et le souffle court que José* a répondu à la présidente de la Cour correctionnelle genevoise jeudi matin. «Ensuite, devant le juge d'instruction, où on m'a traité comme le pire des sauvages, j'ai pleinement réalisé ce que j'avais fait. J'aurais dû protéger ma copine et j'ai fait tout le contraire: j'ai été son bourreau.»

José comparaît en compagnie de Peter*, son colocataire de l'époque, pour des faits qui se sont déroulés dans la nuit du 16 au 17 mars 2008. A cette période, il entretient depuis plusieurs semaines une relation intime avec Nancy*, qui a neuf ans de moins que lui. Ce soir-là, la jeune fille vient boire une bière au domicile des deux hommes. Selon l'acte d'accusation, José lie alors les mains de Nancy derrière son dos avec un serre-joint, l'emmène dans la pièce voisine, lui bande les yeux, la déshabille et l'attache au radiateur avec un câble de téléphone.

José invite alors Peter à le rejoindre dans la cuisine, le poussant à se faire prodiguer une fellation et à sodomiser la jeune femme sous ses yeux. Nancy est alors persuadée d'entretenir des relations sexuelles avec son petit ami. Lorsqu'elle entend un rire et parvient à faire glisser le foulard qui lui obstrue la vue, elle réalise que c'est Peter qui est nu derrière elle et en est profondément choquée. La Cour reproche encore à José d'avoir ensuite profité sexuellement de sa compagne, toujours entravée, de diverses façons, en la violant notamment avec une bouteille alors qu'elle avait clairement refusé cette pratique.

Les deux hommes ont passé un mois en prison au début de l'été 2008. Ils sont poursuivis pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance. José est en outre accusé de viol et de contrainte sexuelle. Il dit admettre une partie des faits qui lui sont reprochés.

*prénom d'emprunt

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