Attaque à la roquette contre l'ambassade des Etats-Unis à Athènes

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Attaque à la roquette contre l'ambassade des Etats-Unis à Athènes

L'ambassade des Etats-Unis à Athènes a fait l'objet vendredi à l'aube d'un tir à la roquette. Un inconnu a revendiqué l'attentat au nom du groupe grec d'extrême-gauche «Lutte révolutionnaire».

L'attaque n'a fait aucune blessé mais a légèrement endommagé le bâtiment.

Interrogé par des journalistes à l'extérieur du bâtiment, l'ambassadeur des Etats-Unis Charles Ries a qualifié l'attaque de «très sérieuse», ajoutant qu'une enquête était en cours et que l'ambassade rouvrirait dès que possible.

Le Département d'Etat américain a aussitôt fait savoir qu'il n'y avait aucun blessé. «La police a été présente immédiatement. L'ambassade va être fermée toute la journée de vendredi», a ajouté un responsable.

«A 5h58 (04h58 suisse) une roquette a été tirée, provoquant de petits dégâts matériels», a annoncé un communiqué de la police, qui ajoute collaborer «étroitement» avec les autorités américaines. Selon un haut-responsable policier s'exprimant sous couvert d'annonymat, «la roquette a été tirée depuis un chantier proche de l'ambassade, au niveau du sol».

L'ambassade avait déjà dans le passé été la cible d'une attaque à la roquette perpétrée par le groupe terroriste grec d'extrême gauche du 17 Novembre, dont les membres sont actuellement jugés en appel à Athènes. L'engin avait atterri dans la cour du bâtiment sans faire de dégâts majeurs.

Revendication

«Il y a eu un ou deux appels téléphoniques, auprès d'une société de surveillance et ailleurs, d'un inconnu qui a soutenu que la responsabilité de l'attaque était revendiquée par Lutte Révolutionnaire», a déclaré le ministre grec de l'Ordre public, Vyron Polydoras, après une visite à l'ambassade.

Cette revendication «est sous examen», a-t-il ajouté. Une source policière avait auparavant fait part de ces appels, indiquant que leur crédibilité était examinée par les enquêteurs.

Apparu le 5 septembre 2003 avec un attentat contre les tribunaux d'Athènes au cours duquel un policier avait été blessé, Lutte révolutionnaire (EA) est considéré actuellement comme le groupe terroriste le plus dangereux du pays, après le démantèlement en 2000 et 2003 des grands groupes historiques.

Le 30 mai dernier, EA avait fait exploser une bombe près du domicile du ministre conservateur de la Culture et ancien ministre de l'Ordre public, Georges Voulgarakis, affichant clairement sa volonté de l'»exécuter». Il a signé au total six attentats dont l'un contre un commissariat d'Athènes, 100 jours avant les Jeux Olympiques de l'été 2004 à Athènes. (ats)

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