Syrie: Attaque chimique: l'armée à nouveau mise en cause

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SyrieAttaque chimique: l'armée à nouveau mise en cause

Une enquête récente cible à nouveau les autorités syriennes comme responsables dans diverses attaques au chlore sur des civils.

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La France a décidé de relancer l'idée d'une saisine de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis en Syrie. (Lundi 10 octobre 2016)

La France a décidé de relancer l'idée d'une saisine de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis en Syrie. (Lundi 10 octobre 2016)

Keystone
Le président américain réfléchit à des sanctions contre le régime  de Damas et la Russie pour faire stopper la catastrophe humanitaire  à Alep. (7 octobre 2016)

Le président américain réfléchit à des sanctions contre le régime de Damas et la Russie pour faire stopper la catastrophe humanitaire à Alep. (7 octobre 2016)

Reuters
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence vendredi après que l'envoyé spécial pour la Syrie Staffan de Mistura a lancé un cri d'alarme jeudi. (Vendredi 7 octobre 2016)

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence vendredi après que l'envoyé spécial pour la Syrie Staffan de Mistura a lancé un cri d'alarme jeudi. (Vendredi 7 octobre 2016)

Keystone

Une enquête de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a permis d'imputer des bombardements au chlore à quatre unités de l'armée syrienne.

Parmi elles figurent deux escadrons d'hélicoptères, a-t-on appris vendredi de source diplomatique.

«Il s'agit de la 22e division, de la 63e brigade et des escadrons 255 et 253» des forces gouvernementales, a-t-on précisé, ajoutant que l'enquête avait été menée sur la base de renseignements occidentaux et régionaux.

Les autorités syriennes, qui nient avoir recours au chlore en tant qu'arme de guerre, ont promis de coopérer avec l'OIAC.

«Dénué de tout fondement»

«L'Etat syrien et nous, l'Armée arabe syrienne, avons dit plus d'une fois que les armes interdites n'avaient pas été et ne seraient pas utilisées», a déclaré un membre de l'état-major, interrogé sur les conclusions de l'enquête.

«Cette affaire est dénuée de tout fondement. Nous considérons que les Nations unies sont à la solde de certains pays qui soutiennent le terrorisme», a-t-il poursuivi, ajoutant que l'organisation n'avait pas répondu à la demande de Damas, qui réclame une enquête sur le recours aux armes chimiques dans les rangs de l'opposition armée.

L'enquête de l'ONU et de l'OIAC, qui entre dans le cadre de leur quatrième rapport, porte sur la période allant du 11 avril 2014 au 21 août 2015. Elle doit être remise la semaine prochaine au Conseil de sécurité.

Le troisième rapport, remis en août, imputait déjà deux bombardements au chlore à l'armée syrienne et un autre, au gaz moutarde, aux djihadistes de l'Etat islamique. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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