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FranceAttaque dans une maison de retraite: suspect arrêté

L'homme de 47 ans, soupçonné du meurtre d'une employée dans une maison de retraite (Hérault), a été interpellé.

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epa/Alexandre Dinou
epa/Alexandre Dinou
epa/Alexandre Dinou

L'homme de 47 ans, soupçonné du meurtre d'une employée jeudi soir dans une maison de retraite de Montferrier-sur-Lez (Hérault), a été interpellé vendredi peu après 18 heures a appris de source proche de l'enquête.

Jeudi soir, peu avant 22 heures, un homme encagoulé et armé d'un couteau, avait fait irruption dans cet établissement. Le suspect, un père de famille de 47 ans, qui a été employé il y a longtemps de la maison de retraite, a été arrêté par les gendarmes sur sa commune de résidence à Saint-Mathieu-de-Tréviers (Hérault), a précisé cette source.

Pas lié au terrorisme

Un suspect a été identifié après l'assassinat jeudi soir d'une aide-soignante dans une maison de retraite pour religieux. Il s'agit d'un homme de 47 ans qui a servi dans l'armée. Ce crime n'est pas lié au terrorisme islamiste. Les enquêteurs suivent une piste locale.

Le procureur de Montpellier Christophe Barret a précisé que le suspect se situait «dans l'entourage de la maison de retraite» de Montferrier-sur-Lez, près de Montpellier. Ancien employé de la maison de retraite, selon des sources proches du dossier, il résiderait à une dizaine de kilomètres seulement.

«On ne peut pas à cet instant être précis sur les motivations de l'auteur», a ajouté le procureur. Mais «il n'y a aucun élément qui permette de rattacher les faits à du terrorisme islamiste», a-t-il dit à la presse.

Un homme cagoulé a fait irruption jeudi soir dans l'établissement. Il a tué une lingère de 54 ans de plusieurs coups de couteau. Une gardienne qui faisait le tour du bâtiment est tombée nez à nez avec l'assaillant «qui l'a bousculée, ligotée et bâillonnée», selon une source proche de l'enquête. Elle a par la suite réussi à se défaire de ses liens et à donner l'alerte, à 21h45.

Une arme à feu factice, tirant des billes d'acier, a été retrouvée vendredi matin dans une voiture située à proximité de la maison de retraite. D'autres éléments retrouvés dans le véhicule ont orienté les enquêteurs sur la piste du suspect.

Pensionnaires indemnes

Plus d'une centaine de gendarmes et policiers tentaient de retrouver l'agresseur vendredi matin. A proximité de la maison de retraite «Les Chênes verts», plusieurs barrages étaient encore en place et les fouilles se poursuivaient.

La maison était quant à elle passée au peigne fin. Des enquêtes de voisinage étaient en cours, ainsi que des auditions de toutes les personnes qui auraient pu voir l'assaillant. «Aucun des pensionnaires n'a été touché ou blessé», a précisé le procureur.

Les premiers gendarmes arrivés sur place, du peloton de surveillance et d'intervention de Lunel, ont découvert une autre femme morte, tuée de plusieurs coups de couteau. «Elle était aide-soignante ici et elle est partie à 8 heures du soir et puis elle ne reviendra pas à 6h30 du matin. Elle était d'une gentillesse, comment on peut lui faire du mal comme ça», a dit son mari sur RTL.

En état d'alerte

Le secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, a réagi sur son compte Twitter dans la nuit. «Notre prière s'élève cette nuit pour celle qui a perdu la vie dans cette attaque d'une maison de retraite de religieux dans l'Hérault», a-t-il écrit.

L'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Montpellier et au service régional de police judiciaire (SRPJ). La France est en état d'alerte depuis la série d'attentats djihadistes qui ont fait depuis près de deux ans plus de 200 morts, notamment à Paris, Saint-Denis, Nice et Saint-Etienne du Rouvray (Seine-Maritime).

(nxp/ats)

(NewsXpress)

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