Birmanie: Attaque sanglante de rebelles rohingyas
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BirmanieAttaque sanglante de rebelles rohingyas

Des dizaines d'insurgés musulmans rohingyas ont attaqué des commissariats de police et une base militaire, faisant au moins 71 morts.

Des violences ont fait au moins 32 morts en Birmanie.

Des violences ont fait au moins 32 morts en Birmanie.

AFP/Archives/photo d'illustration

Quelque 150 rohingyas ont attaqué simultanément 24 commissariats de police vendredi et tenté de pénétrer dans une base militaire de l'Etat Rakhine, dans l'ouest de la Birmanie.

Au moins 71 policiers et rebelles ont été tués vendredi dans l'ouest de la Birmanie après l'assaut de postes frontières par des musulmans rohingyas, selon les autorités birmanes. L'ONU a condamné ces violences, les plus meurtrières depuis des mois.

Selon le décompte publié par les services de la conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi, douze membres des forces de l'ordre et 59 «terroristes» rohingyas ont été tués.

Le mode de vie des gitans des mers menacé

Dans les eaux du sud de la Birmanie, les "gitans des mers" continuent à pêcher en apnée, lance à la main, comme leurs ancêtres. Mais aujourd'hui ne reste qu'un cimetière de coraux brisés où vivent de moins en moins de poissons.

Ces affrontements ont éclaté après une attaque de grande ampleur menée par les rohingyas contre 24 commissariats de police et une base militaire.

«Toutes les parties doivent éviter la violence, protéger les civils et rétablir l'ordre», a déclaré Renata Lok-Dessallien, coordinatrice de l'ONU pour la Birmanie, dans un communiqué publié à Genève. «Nous sommes profondément inquiets de la situation sécuritaire dans l'Etat de Rakhine», a-t-elle ajouté.

En octobre, des attaques similaires ont fait neuf morts dans les rangs de la police dans l'Etat de Rakhine. Une vaste opération de riposte a alors été lancée par l'armée birmane, qui s'est accompagnée d'allégations de meurtres de civils, de viols et d'incendies volontaires.

L'opération de l'armée a entraîné la fuite de 8700 Rohingyas au Bangladesh. L'ONU a estimé que les forces de l'ordre birmanes s'étaient sans doute rendu coupables de crimes contre l'humanité. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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