Syrie: Attaques chimiques: du sarin et du chlore utilisés
Actualisé

SyrieAttaques chimiques: du sarin et du chlore utilisés

Selon les analyses de l'OIAC, du sarin et du chlore ont été utilisés dans deux attaques dans la ville de Latamné en mars 2017.

1 / 150
Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

(Photo: Keystone)
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

(Photo: Keystone)
Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

(Photo: Keystone)

Du sarin et du chlore ont été utilisés dans deux attaques dans le sud de la Syrie en mars 2017, a annoncé l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) mercredi.

Hôpital visé

«Du sarin a très probablement été utilisé comme arme chimique à Latamné, en Syrie, le 24 mars 2017. La FFM (mission d'enquête de l'OIAC) a également conclu que du chlore avait très probablement été utilisé comme arme chimique à l'hôpital de Latamné et ses environs le 25 mars 2017», a indiqué l'OIAC dans un communiqué.

Quelques jours plus tard, le 30 mars, du sarin a été utilisé dans une troisième attaque dans la localité de Latamné, avait déclaré l'an dernier à l'AFP le directeur général de l'OIAC Ahmet Üzümcü.

Latamné est située à une vingtaine de kilomètres au sud de Khan Cheikhoun, une localité contrôlée par des rebelles et des djihadistes dans la province d'Idlib, cible cinq jours après, le 4 avril 2017, d'un raid aérien ayant fait 83 morts selon l'ONU, au moins 87 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans la nuit du 6 au 7 avril, 59 missiles de croisière Tomahawk avaient été tirés par deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate (centre).

Témoignages et analyses

«Les conclusions des incidents du 24 mars et du 25 mars se fondent sur différents témoignages, des analyses épidémiologiques et des échantillons environnementaux», a poursuivi l'OIAC.

«La collecte d'informations et de matériel, les questions posées aux témoins ainsi que l'analyse des échantillons ont requis plus de temps pour tirer des conclusions», a ajouté l'OIAC.

L'Organisation a par ailleurs annoncé en mai que ses experts avaient fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre en avril d'une attaque chimique présumée qui a fait au moins 40 morts, selon des secouristes. Les conclusions de l'enquête de l'OIAC n'ont pas encore été rendues publiques.

L'attaque de Douma, imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux, a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tensions diplomatiques. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion