Belgique: Attentat du Bataclan: complices bientôt fixés sur leur sort
Publié

BelgiqueAttentat du Bataclan: complices bientôt fixés sur leur sort

Le parquet de Bruxelles statuera le 24 février au sujet des vingt suspects qui auraient aidé à organiser les attaques du 13 novembre 2015 à Paris.

Les complices présumés auraient aidé Salah Abdeslam, le principal accusé, à organiser depuis la Belgique les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et dans sa proche banlieue.

Les complices présumés auraient aidé Salah Abdeslam, le principal accusé, à organiser depuis la Belgique les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et dans sa proche banlieue.

AFP

Contacts téléphoniques, hébergement, transport: la justice belge a examiné mardi les charges pesant sur vingt complices présumés des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, soupçonnés d’avoir aidé les membres de cette cellule djihadiste franco-belge. La chambre du conseil du tribunal de Bruxelles, qui a siégé à huis clos mardi matin, rendra son ordonnance le 24 février, a annoncé un porte-parole du parquet fédéral à l’issue de l’audience.

Au total, le parquet a demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel, pour «participation aux activités d’un groupe terroriste», de douze des vingt inculpés. Ont aussi été réclamés cinq non-lieux faute de charges suffisantes, deux renvois en correctionnelle pour des infractions jugées secondaires (possession d’armes, faux en écritures) et, enfin, une «disjonction» afin que les poursuites visant le dernier inculpé soient jointes à une autre affaire dans laquelle il est impliqué, a précisé le porte-parole.

Préparé depuis la Belgique

Les attentats du 13 novembre 2015, revendiqués par le groupe État islamique (EI) et qui ont fait 130 morts à Paris et dans la localité voisine de Saint-Denis, ont été en grande partie préparés à partir de la Belgique. Le dossier d’instruction belge, baptisé «Paris Bis» par le parquet fédéral, concerne les suspects qui n’ont pas été retenus dans la procédure judiciaire française.

Cette enquête menée à Bruxelles, la ville d’origine de plusieurs des assaillants, a ciblé l’aide matérielle qui leur a été apportée. Y compris à Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos ayant frappé Paris, dont la cavale a duré quatre mois jusqu’à son arrestation dans la capitale belge le 18 mars 2016.

Les principaux suspects gravitaient dans l’entourage de Salah Abdeslam, de son ami Mohamed Abrini – qui a renoncé à se faire exploser au moment des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016 – ou dans celui des frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, deux des kamikazes morts dans cette double attaque perpétrée par la même cellule djihadiste et qui a fait 32 morts.

Jugement par contumace

Deux d’entre eux pourraient être jugés en leur absence car ils n’ont jamais été arrêtés et sont probablement morts en Syrie, même si la justice belge n’en a aucune preuve formelle. Il s’agit de Sammy Djedou, annoncé mort par le Pentagone en décembre 2016, et de Youssef Bazarouj, un autre Belge soupçonné d’avoir été associé en Syrie à la cellule des opérations extérieures de l’EI. Il aurait aussi été tué en zone de guerre.

Quant aux autres complices présumés, il reste à déterminer si des contacts téléphoniques réguliers, un transport en voiture ou la fréquentation d’un appartement utilisé comme planque en Belgique par les djihadistes font nécessairement d’eux des membres d’un groupe terroriste, conscients des objectifs de ce dernier.

Après la décision de renvoi, le procès prévu à Bruxelles pourrait se dérouler à la fin de l’année au même moment que celui de Paris puisque les protagonistes ne sont pas les mêmes. Dans la procédure française, 20 personnes ont été renvoyées devant la Cour d’assises spéciale de Paris, où le procès doit s’ouvrir le 8 septembre 2021 et durer environ six mois.

(AFP)

Ton opinion