Actualisé 01.10.2012 à 14:29

AfghanistanAttentat meurtrier contre des soldats de l'OTAN

Un attentat suicide visant les forces armées de l'OTAN dans l'est du pays a fait au moins vingt morts, dont trois soldats de la coalition, lundi matin.

Au moins vingt personnes, dont trois soldats de l'OTAN, ont été tuées lundi dans un attentat-suicide revendiqué par les talibans dans une province de l'est de l'Afghanistan, selon un bilan donné de sources concordantes. L'attaque a été perpétrée par un kamikaze à moto, selon le ministère de l'Intérieur.

Il s'est fait exploser près d'un petit marché peuplé situé entre le quartier général de la police et celui du gouvernorat de la province de Khost. Le bilan pourrait s'alourdir, trois policiers et 59 civils ayant été blessés, selon les autorités provinciales.

Baryalai Rawan, le porte-parole du gouverneur provincial, a indiqué à l'AFP que 16 Afghans - 10 civils et 6 policiers -, étaient morts, dont le commandant d'une force locale. Trois soldats de l'Isaf, la force armée de l'OTAN en Afghanistan, ont également péri dans l'attaque, mais leur nationalité n'a pas été précisée.

Les rebelles talibans ont revendiqué l'attaque, qui a selon eux «été perpétrée par un héros combattant du nom de Shohaib, venant de Kunduz» (nord). Selon leur communiqué, huit étrangers et six soldats afghans sont morts. Les bombes artisanales et les attentats-suicide sont les armes de prédilection de la rébellion, menée par les talibans.

«Panique» au sein de la coalition

Après bientôt 11 années de présence en Afghanistan aux côtés des forces gouvernementales, l'Isaf, venue dans ce pays pour y traquer Oussama ben Laden et chasser les talibans du pouvoir, n'a toujours pas réussi à se défaire des insurgés, encore très actifs dans le sud et l'est du pays, notamment à Khost, province instable.

Samedi, un échange de tirs dans des conditions obscures entre l'Isaf et l'armée afghane, en principe alliées face aux talibans, a fait cinq morts, un militaire et un contractant américains et trois soldats afghans, dans la province également instable du Wardak, au sud-ouest de Kaboul.

Ces derniers évènements «ont jeté de la confusion», voire «de la panique» au sein de la coalition, désormais «sous pression», car prise à partie de tous les côtés par les talibans, a estimé un expert occidental, sous couvert d'anonymat.

(afp)

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