Philippines: Attentat pendant la messe de minuit: 11 blessés

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PhilippinesAttentat pendant la messe de minuit: 11 blessés

Un attentat a fait au moins onze blessés -un prêtre et dix fidèles- lors de la messe de minuit dans une chapelle chrétienne d'un camp de la police à Jolo, sur l'île du même nom.

Les militaires ont inspecté les décombres après l'explosion.

Les militaires ont inspecté les décombres après l'explosion.

L'île de Jolo est le bastion de l'insurrection islamiste d'Abou Sayyaf, un groupe vraisemblablement lié au réseau terroriste d'Oussama ben Laden, mais l'attentat n'a pas été revendiqué. Des enquêteurs ont retrouvé des morceaux d'un téléphone mobile qui semble avoir servi à déclencher la bombe.

Tous les blessés dans l'attentat sont des civils. Une femme était toujours hospitalisée en observation samedi.

Le père Romeo Villanueva, 72 ans, a déclaré qu'un prêtre récemment ordonné, le père Ricky Bacoldol, qui l'assistait pour la messe de minuit, était légèrement blessé à la jambe.

«J'étais en train de lire l'Evangile (...) quand il y a eu une forte explosion», a déclaré l'homme d'église, joint par téléphone par l'Associated Press.

Il a ajouté qu'une partie du toit et du plafond s'était effondrée alors qu'une cinquantaine de personnes se trouvaient déjà dans la chapelle et que d'autres arrivaient.

Le porte-parole du président Benigno Aquino III, Edwin Lacierda, a dénoncé un attentat qui «viole les principes de base du respect et de la paix pour tous ceux à qui la foi est chère». Il a rejeté toute justification religieuse ou politique de cet attentat.

Les Philippines sont un archipel à majorité catholique mais les chrétiens y sont minoritaires à Jolo et dans les provinces des îles voisines, à majorité musulmanes.

Deux chrétiens étaient morts dans un attentat l'an dernier contre la principale cathédrale de Jolo, et par le passé des grenades ont été lancées contre l'édifice religieux. Ces attaques sont imputées à Abou Sayyaf, auteur d'enlèvements et de décapitations.

L'armée estime que le groupe, affaibli par de nombreux revers, des arrestations et des redditions, ne compte plus que 300 combattants au maximum, contre plus d'un millier à son plus fort en 2000. Abou Sayyaf est soupçonné d'avoir bénéficié de fonds et de formations prodigués par Al-Qaïda. (ap)

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