Berne: Attentat projeté ou pas, «il ne ciblait pas la Suisse»
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BerneAttentat projeté ou pas, «il ne ciblait pas la Suisse»

Trois Irakiens auraient été arrêtés en mars dans la capitale. Ils auraient prévu un attentat sur sol helvétique.

par
David Maccabez
Les services de renseignement suisses (photo) ont été informés des plans des trois terroristes présumés par les services secrets d'un autre pays.

Les services de renseignement suisses (photo) ont été informés des plans des trois terroristes présumés par les services secrets d'un autre pays.

Rencardés par un «Etat ami», les services de renseignement suisses ont intercepté ce printemps trois terroristes irakiens appartenant à l'Etat islamique (EI). Ils étaient sur le point de commettre «un attentat à la bombe et aux gaz toxiques», affirmait mercredi le «Tages-Anzeiger».

L'information, qui n'a pas été commentée par les autorités, fait froid dans le dos. Les trois complices auraient été arrêtés juste avant d'obtenir le matériel nécessaire à leur méfait. Selon le quotidien, il s'agirait de trentenaires, dont deux sont domiciliés en Suisse alémanique et un autre à Damas. Même non confirmée, cette révélation soulève une question: pourquoi la Suisse? «Elle n'est pas une cible pour les terroristes», assure Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales, basé à Genève. «L'attentat aurait sans doute visé des intérêts d'autres pays, actifs dans la lutte contre l'EI», poursuit le politologue.

La France? Les Etats-Unis? L'ONU? Difficile de prédire qui aurait été visé. Mais le spécialiste ne peut imaginer une bombe dans un centre commercial ou dans une gare. «La Suisse a toujours su rester neutre. Personne n'en veut à sa population», affirme Riadh Sidaoui.

L'aide de la Syrie?

Le «Tages-Anzeiger» avance que les services de renseignement suisses ont été prévenus de la menace par un autre pays. La première réaction est de penser à la France ou à un autre pays occidental. Mais Riadh Sidaoui explique que linformation a pu venir de Jordanie et même de Syrie. «Cest un paradoxe, concède-t-il, mais le mal aimé Bachar al-Assad se révèle dune aide précieuse pour combattre les jihadistes.»

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