Suisse: Attention aux espèces envahissantes
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SuisseAttention aux espèces envahissantes

Les espèces végétales et animales exotiques introduites en Suisse s'y propagent et peuvent évincer les espèces indigènes, met en garde Berne.

par
Christine Talos
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La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis)
La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis)

Cette coccinelle utilisée dans les pays limitrophes pour lutter contre les pucerons s'est établie en plein air. Elle est l'espèce de coccinelle la plus répandue en Suisse et menace les espèces indigènes.

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Écrevisse rouge de Louisiane (Procambarus clarkii)
Écrevisse rouge de Louisiane (Procambarus clarkii)

L'écrevisse signal, l'écrevisse américaine et l'écrevisse rouge de Louisiane sont toutes trois originaires d'Amérique du Nord. Elles transmettent aux écrevisses indigènes une maladie fongique qui s'avère bien souvent mortelle.

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Le moustique tigre (Aedes albopictus)
Le moustique tigre (Aedes albopictus)

Originaire du sud-est de l'Asie, cette espèce de moustique peut transmettre des maladies comme la dengue ou le chikungunya. Bien qu'elle ait colonisé le Tessin et le sud des Grisons, aucun moustique porteur de virus n'a été trouvé à ce jour en Suisse.

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Durant 3 jours et dès ce vendredi 15 juin, la Suisse vivra les journées nationales de lutte contre les espèces envahissantes. Cette année, l'accent sera mis sur le désherbage manuel pour combattre des petits foyers de plantes invasives, selon le site Journées d'action «Espèces sans frontières». Son but est de faire connaître à la population les espèces concernées et d'informer sur les moyens de gérer correctement les organismes envahissants.

A cette occasion, l'Office fédéral de l'environnement met lui aussi en garde les citoyens contre ces espèces végétales et animales exotiques, introduites intentionnellement ou non en Suisse. En effet, certaines se propagent et peuvent évincer les espèces indigènes, rappelle-t-il.

Globalisation et voyages

Bien sûr, toutes ne posent pas des problèmes, relève l'OFEV. D'ailleurs, sans pommes de terre ni tomates, importées de l'étranger, nos menus ne seraient-ils pas bien pauvres et les jardins potagers nettement moins colorés?, souligne-t-il. Mais avec la soif de voyage des Suisses et la globalisation du commerce, le problème des plantes et animaux «exotiques» va en grandissant.

En effet, ils finissent par s'installer en Suisse. A l'image de la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), utilisée dans les pays limitrophes pour lutter biologiquement contre des pucerons. Elle a en effet fini par essaimer en Suisse où elle évince maintenant les coccinelles indigènes. En outre, certaines plantes considérées comme inoffensives jadis, comme l'arbre aux papillons, se sont largement propagées et portent désormais atteinte à la nature.

L'OFEV rappelle que plus de 800 espèces exotiques ont été répertoriées en Suisse en 2006. Quelque 107 d'entre elles sont jugées nuisibles. Des chiffres qui sont largement dépassés aujourd'hui.

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