Kazakhstan : «Atterrissage réussi» pour la capsule Soyouz
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Kazakhstan «Atterrissage réussi» pour la capsule Soyouz

La capsule Soyouz, avec deux cosmonautes russes et un astronaute américain à bord, a atterri sans encombre dans les steppes du Kazakhstan vendredi à 04H00 GMT (06h00 suisse).

L'atterrissage de la capsule Soyouz (Source: <a href="http://www.youtube.com/watch?v=FheakI594ms" target="_blank">YouTube</a>)

Le vaisseau a atterri à 04h00 GMT (06h00 suisses) à l'endroit prévu et sous un soleil éclatant près de Djezkazgan, au centre du Kazakhstan, selon une retransmission vidéo sur le site de l'agence spatiale américaine NASA.

Le commandant de la mission, Alexandre Samokoutiaev, les traits tirés mais en bonne santé, a été le premier a être porté hors de la capsule. Puis ses deux coéquipiers, tous les deux très souriants, ont été extraits par l'équipe au sol.

Les trois hommes, toujours dans leurs scaphandres, ont été installés dans des fauteuils, apportés à cet effet, pour leur laisser le temps de s'habituer à la gravité. Du personnel médical était sur les lieux pour ausculter les spationautes.

Un téléphone satellite leur a aussi été fourni pour qu'ils puissent parler à leurs proches. Ils ont ensuite été portés dans une tente médicalisée, pour se changer et un examen médical. Toutes les étapes du retour sur Terre se sont déroulés sans encombre.

Retour retardé

Ce retour sur Terre était prévu à l'origine le 8 septembre, mais avait dû être reporté après l'échec fin août du lancement d'une fusée Soyouz transportant un vaisseau cargo russe Progress pour ravitailler la station orbitale. Roskosmos avait, à cause de cet accident, suspendu tous les vols du lanceur Soyouz pour déterminer les causes de l'échec.

Cette semaine, les autorités spatiales russes ont finalement annoncé que le prochain vol habité aura lieu le 12 novembre, levant ainsi le moratoire sur les lancements du seul vecteur capable d'amener des hommes jusqu'à l'ISS depuis la retraite cet été des navettes américaines.

Série noire

Le programme spatial russe connaît une série noire depuis décembre 2010, provoquant la colère du premier ministre Vladimir Poutine. A quatre reprises des lancements ont échoué, avec d'abord la perte de satellites du système russe de guidage Glonass concurrent du GPS (décembre 2010), puis celle d'un satellite militaire (février 2011). Au mois d'août 2011, c'est un engin de communication et le vaisseau Progress qui ont été perdus.

En avril, M. Poutine, a limogé le chef de Roskosmos, Anatoli Perminov, et l'a remplacé par le vice-ministre de la Défense, Vladimir Popovkine. Après la perte de Progress en août, il a ordonné de procéder à des changements «radicaux» dans le cycle de production et d'inspection des engins spatiaux. (ats)

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