«Au football américain, on apprend le respect»
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«Au football américain, on apprend le respect»

Les play-off du championnat romand ont lieu ce week-end à Nyon. L'occasion de découvrir un sport qui, souvent, doit lutter contre une mauvaise image.

Les terrains de Colovray, voisins du siège de l'UEFA, accueilleront dimanche six équipes de la National Swiss Football League (NSFL), une ligue créée en 2004 dans le but de développer le football américain en Suisse romande. Les vainqueurs des deux demi-finales (Fribourg Cardinals - Lausanne Sharks et Neuchâtel Knights - Riviera Saints) se disputeront ensuite le titre, le 4 novembre, à Lausanne. Les Centurions de La Côte affronteront les Rhinos de Monthey pour la 5e place.

Directeur technique de la NSFL, Chris Schilling saisit l'occasion pour rappeler que le football américain n'est pas «un sport de brutes», malgré certaines carrures impressionnantes. «Si on porte un équipement, ce n'est pas pour jouer les gladiateurs. Mais simplement pour se protéger», glisse-t-il. D'ailleurs, les entraîneurs inculquent la notion de respect aux jeunes qui débutent. «Sur le terrain, tout comportement antisportif est sanctionné très sévèrement. Dans un premier temps par l'arbitre, mais aussi par le club, voire même la fédération», ajoute le directeur technique.

Enfin, pour les parents qui auraient quelques réticences à inscrire leur rejeton dans une équipe, qu'ils se rassurent: «On ne les lance pas dans l'arène sans leur avoir enseigné le b.a.-ba: faire et recevoir un tacle, lancer et attraper le ballon, ou encore courir avec le casque et l'équipement.»

Catherine Muller

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