Colombie: Au moins 16 dissidents FARC tués par l'armée
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ColombieAu moins 16 dissidents FARC tués par l'armée

L'armée colombienne a bombardé des dissidents de l'ex-guérilla à la frontière vénézuélienne. Bilan: 16 morts au moins.

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Les autorités colombiennes ont annoncé dimanche avoir déjoué un attentat contre le leader de l'ex-guérilla des FARC, Rodrigo Londoño. (Lundi 13 janvier 2020)

Les autorités colombiennes ont annoncé dimanche avoir déjoué un attentat contre le leader de l'ex-guérilla des FARC, Rodrigo Londoño. (Lundi 13 janvier 2020)

Keystone
La Colombie a connu dimanche les plus pacifiques de ces dernières années. Une femme devrait devenir maire de Bogota. (27 octobre 2019)

La Colombie a connu dimanche les plus pacifiques de ces dernières années. Une femme devrait devenir maire de Bogota. (27 octobre 2019)

AFP
La dissidence des Farc, a annoncé, dans une vidéo diffusée mercredi, la création d'un mouvement politique clandestin, suite à son soulèvement armé la semaine dernière. (4 septembre 2019)

La dissidence des Farc, a annoncé, dans une vidéo diffusée mercredi, la création d'un mouvement politique clandestin, suite à son soulèvement armé la semaine dernière. (4 septembre 2019)

AFP

Un bombardement de l'armée colombienne contre des dissidents de l'ex-guérilla des FARC a fait au moins 16 morts mercredi à la frontière avec le Venezuela. «Nous ne baissons pas la garde face à ces criminels», a écrit le président Juan Manuel Santos sur Twitter.

La frappe a été menée dans la municipalité colombienne de Fortul, selon un communiqué militaire. Elle visait un groupe armé commandé par Alex Rendon, surnommé «El Burro», qui pourrait se trouver parmi les morts, a précisé le ministre de la défense, Luis Carlos Villegas.

Il s'agit du second bombardement depuis le début de l'année contre des dissidents de l'ex-guérilla des FARC, qui ont rejeté l'accord de paix signé en 2016. En mars, neuf rebelles avaient été tués dans le département amazonien du Guaviare.

De mèche avec l'ELN

Cette opération «implique pratiquement le démantèlement» du groupe d'El Burro, accusé par les autorités d'attentats contre l'hôpital local, des infrastructures pétrolières et les forces de l'ordre.

Selon l'armée, ces dissidents issus de l'ex-guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), démobilisée et convertie en parti politique, ont des «liens» avec l'Armée de libération nationale (ELN), la dernière organisation rebelle de Colombie, en pourparlers de paix avec le gouvernement depuis février 2017.

En s'alliant, ces groupes entendent contrôler le trafic de drogue dans une zone proche de la frontière avec le Venezuela, et coordonner leurs «activités d'extorsion, de trafic d'armes ainsi que l'organisation de projets terroristes», ajoute le communiqué.

Sans commandement unifié, les groupes dissidents comptent environ 1200 combattants. Ils opèrent dans des zones isolées de la Colombie où ils contrôlent le narco-trafic et les activités minières clandestines. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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