Irak : Au moins 29 tués dans une vague d'attentats
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Irak Au moins 29 tués dans une vague d'attentats

Une série d'explosions dans des quartiers chiites du nord de Bagdad ont fait jeudi 29 morts et des dizaines de blessés.

A Sadr City, dans la banlieue de Bagdad.

A Sadr City, dans la banlieue de Bagdad.

Quatre attentats dans les quartiers chiites de Bagdad jeudi ont fait au moins 29 tués, ont dit les autorités irakiennes. Des dizaines d'autres personnes ont été blessées.

Ces violences s'inscrivent dans un contexte de très vives tensions communautaires entre chiites et sunnites depuis le retrait des dernières troupes américaines à la mi-décembre.

Moins d'une semaine après le départ des GI's, une vague d'attentats anti-chiites à Bagdad avait fait 72 tués le 22 décembre.

Jeudi matin, un double attentat à la voiture piégée a fait 16 tués au total et 36 blessés dans le quartier de Kadhimiya, dans le nord-ouest de la ville, selon un bilan définitif donné par les autorités sanitaires de la capitale.

Voitures

Deux autres bombes ont coûté la vie à 13 personnes au moins et fait 32 blessés dans le quartier deshérité de Sadr City, dans le nord-est de Bagdad, d'après la même source. Un de ces deux engins explosifs était caché sur une moto.

«Un groupe de travailleurs journaliers était rassemblé, en attendant d'être embauché. Quelqu'un a garé une petite motocyclette à proximité. Quelques minutes plus tard, elle a explosé, tuant des gens, en blessant d'autres et mettant le feu à des voitures», a témoigné un policier sur le site, où des outils et des chaussures pouvaient être vus éparpillés.

La police dit avoir découvert et désactivé deux autres engins explosifs.

Neuf ans après l'invasion américaine, l'Irak est toujours le théâtre d'attaques sanglantes de la part de groupes insurgés sunnites ou de milices chiites.

Demande récente lancée par Maliki

Sadr City est le fief de l'imam radical chiite Moqtada al Sadr, dont la milice, l'armée du Mehdi, a autrefois combattu les troupes américaines et l'armée irakienne. Moqtada Sadr est désormais allié au Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

A la mi-décembre, le chef du gouvernement a demandé au parlement de voter une motion de défiance contre le vice-Premier ministre Saleh al-Moutlaq. Un mandat d'arrêt a par ailleurs été émis à l'encontre du vice-président Tareq al-Hachemi, accusé de diriger des escadrons de la mort.

MM. al-Moutlaq et al-Hachemi sont eux des dirigeants d'Irakia, un bloc laïque soutenu par les sunnites.

Premier groupe représenté au parlement, Irakia a accepté il y a un an un accord de partage du pouvoir censé réduire les tensions interreligieuses mais se plaint aujourd'hui d'être mis à l'écart par le chef du gouvernement. (ats)

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