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Sud-SoudanAu moins 30 tués entre rebelles et armée

Des heurts entre rebelles et armée sont survenus dans le Sud-Soudan, faisant au moins trente morts.

Le Sud-Soudan est secoué par des violences.

Le Sud-Soudan est secoué par des violences.

De violents combats entre rebelles et troupes sudistes ont fait au moins 30 tués parmi les rebelles au Sud-Soudan, selon l'armée sudiste. Plus de 20 personnes ont été blessées.

Des rebelles ont lancé une attaque avant l'aube sur Malakal, une ville riche en pétrole, capitale de l'Etat du Haut Nil, et selon des témoins, les combats se poursuivaient en fin de journée.

«Jusqu'à présent, la SPLA (Armée populaire de libération du Soudan, ex-rebelles devenus armée sudiste) a compté 30 corps parmi les assaillants. Quatre soldats de la SPLA ont été blessés», a dit le porte-parole de l'armée sudiste, Philip Aguer.

«Il y a encore des rebelles qui se cachent dans les écoles de la ville. Mais ils sont pourchassés par l'armée», a-t-il ajouté.

Mesure lancée par la MINUS

Un précédent bilan faisait état de 11 tués, deux policiers et neuf rebelles.

Au total, 26 blessés ont été transportés à l'hôpital, dont 9 civils, selon des témoins à Malakal.

A la tombée de la nuit, les échanges de feu se sont intensifiés autour des écoles occupées par les rebelles, présentées parfois comme des orphelinats, selon ces témoins.

La mission de l'ONU au Soudan (MINUS) a indiqué avoir reçu des informations selon lesquelles un soldat de l'armée sudiste (ex-Armée populaire de libération du Soudan, SPLA) et un employé de l'ONU figuraient parmi les blessés, ajoutant qu'une patrouille de maintien de la paix avait été envoyée sur place.

Violences croissantes

Des témoins ont aussi affirmé avoir entendu des tirs sporadiques dans la ville malgré les assurances de l'armée que les rebelles avaient été repoussés.

«Il y a eu une attaque sur Malakal à 04h00 (02h00 en Suisse)», avait dit auparavant à l'AFP M. Aguer. «Un petit groupe de miliciens est entré dans le centre de la ville et a commencé à tirer. La SPLA les a repoussés, les faisant reculer derrière l'aéroport», a-t-il ajouté.

M. Aguer a attribué l'attaque au «groupe d'Ulony», un chef de milice dont les hommes ont combattu ces derniers jours la SPLA à Owach, une ville à l'ouest de Malakal. Plus de 70 personnes ont péri dans ces affrontements, selon la SPLA qui a accusé ce groupe d'être à la solde de Khartoum. Le Sud-Soudan connaît une recrudescence des violences.

Mesure récemment

Au moins 50 personnes sont décédées dans des affrontements dans le Haut Nil, à la suite d'une rébellion d'anciens miliciens pro- Khartoum. Les combats avaient commencé quand des hommes loyaux à Gabriel Tang, un ancien chef de milice pro-Khartoum lors de la guerre civile entre le Nord et le Sud (1983-2005), ont refusé de rendre leurs armes lourdes.

Cette semaine, deux jours de combats dans l'Etat voisin de Jonglei entre la SPLA et l'ancien chef de guerre George Athor, un ancien haut gradé de la SPLA entré en rébellion après avoir perdu les élections pour le poste de gouverneur de cet Etat, ont fait plus de 20 tués.

M. Aguer a indiqué que la SPLA avait délogé George Athor de ses bases au nord de Jonglei et que la situation était redevenue calme.

(ats/afp)

Dialogue suspendu avec Karthoum

Les dirigeants sudistes ont annoncé samedi qu'ils avaient suspendu le dialogue avec les autorités de Khartoum. Ils estiment qu'elles cherchaient à faire tomber le gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan, avant l'indépendance du pays en juillet.

«Nous avons des détails sur une conspiration visant à renverser le régime du Sud-Soudan, supervisée par le président Omar el- Béchir», a déclaré le secrétaire général du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), ex-rebelles sudistes, Pagan Amum.

«Le projet, qui cherche à créer une grave instabilité dans le Sud, doit être mis en place par les services secrets au sein de l'armée et par des conseillers du président affectés à la sécurité», a-t-il également ajouté.

Il a indiqué que son parti connaissait les noms des conspirateurs et avait demandé à l'ONU d'enquêter sur «les crimes contre l'humanité» commis ces derniers jours dans les Etats de Jonglei et du Haut Nil, au Sud-Soudan par des rebelles qu'ils accusent d'être soutenus par Khartoum.

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