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MéditerranéeAu moins 3000 migrants disparus depuis janvier

L'organisation internationale pour les migrants lance un cri d'alarme après le triste bilan atteint le week-dernier avec la mort en mer de 3000 personnes.

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Séparée de son fils de 4 ans lors de leur voyage, la maman,Bahoumou Totopa, l'a retrouvé ce lundi en Espagne grâce à l'intervention de la Cour européenne. (Lundi 13 novembre 2017)

Séparée de son fils de 4 ans lors de leur voyage, la maman,Bahoumou Totopa, l'a retrouvé ce lundi en Espagne grâce à l'intervention de la Cour européenne. (Lundi 13 novembre 2017)

AFP
L'Italie a vu débarquer plus de 70'000 migrants mineurs non accompagnés depuis 2011. Une ONG appelle à mieux les prendre en charge. (Mercredi 14 juin 2017)

L'Italie a vu débarquer plus de 70'000 migrants mineurs non accompagnés depuis 2011. Une ONG appelle à mieux les prendre en charge. (Mercredi 14 juin 2017)

Keystone
La Commission européenne lance des procédures contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque pour ne pas vouloir accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce. (13 juin 2017)

La Commission européenne lance des procédures contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque pour ne pas vouloir accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce. (13 juin 2017)

AFP

Au moins 3000 migrants et réfugiés ont trouvé la mort depuis le début de l'année en traversant la Méditerranée, a annoncé mardi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ils tentaient de rejoindre les côtes européennes.

«Cette barre a été franchie probablement au cours du week-end dernier», durant lequel des migrants ont trouvé la mort au large des côtes libyennes, a déclaré un porte-parole de l'OIM, Joel Millman, lors d'un point de presse à Genève. «Le nombre actuel est de 3033 morts en traversant la Méditerranée, en empruntant l'une des trois routes» connues, a-t-il ajouté.

L'année dernière avait été particulièrement meurtrière, avec quelque 5000 migrants et réfugiés disparus en Méditerranée, un chiffre record. «Nous le disons depuis des années et nous continuerons à le dire: il ne suffit plus de simplement compter ces statistiques tragiques. Nous devons également agir», a lancé le directeur général de l'OIM, William Lacy Swing, cité dans un communiqué.

«Marchés d'esclaves»

«Ces dernières nouvelles, qui font suite à ce que nous avons appris sur les marchés d'esclaves en Libye, sur les privations dont souffrent ceux qui sont entre les mains des passeurs (...) et sur les conditions difficiles dans les centres de détention libyens, exigent notre attention. Nous devons mettre fin à ces pratiques et gérer la migration de manière régulière et sûre pour tous», a-t-il ajouté.

Selon les derniers chiffres de l'OIM publiés mardi, près de 164'000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer depuis le 1er janvier (contre quelque 348'600 durant la même période en 2016), dont 75% en Italie.

«Vider les centres de détentions»

L'OIM et le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) «veulent vider les centres de détentions» des migrants et réfugiés gérés par le gouvernement libyen, a affirmé dans ce contexte au Conseil de sécurité le patron de l'OIM, William Lacy Swing.

«Il y a environ 15'000 personnes dans une trentaine de centres contrôlés par le gouvernement», a déclaré par vidéo-conférence William Lacy Swing, lors d'une réunion demandée par la France sur les migrants en Libye. «Il s'agit d'une catastrophe humanitaire d'une ampleur colossale et nous pouvons y mettre fin», a-t-il assuré.

Nigérians rapatriés

Selon des journalistes de l'AFP, les autorités libyennes basées à Tripoli, en coordination avec l'OIM, ont organisé mardi le rapatriement par avion de 140 migrants nigérians clandestins.

Les migrants ont reçu des documents de voyage temporaires, des chaussures, un survêtement, de l'eau et de la nourriture, avant d'être acheminés vers l'aéroport, a constaté un photographe de l'AFP.

Les opérations de rapatriement devraient s'intensifier pour passer à quatre vols par semaine contre deux actuellement, selon le porte-parole du bureau de lutte contre l'immigration clandestine à Tripoli, le lieutenant Hosni Abou Ayana. Celui-ci a indiqué que depuis début 2017, 9700 migrants ont été rapatriés depuis le centre de rétention de Tarik al-Sikka, à Tripoli. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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