Actualisé 17.05.2016 à 20:05

IrakAu moins 72 morts dans trois attentats à Bagdad

Une de ces attaques a été revendiquée par le groupe Etat islamique. Plus de 150 blessés sont à déplorer.

C'est un marché qui a été le théâtre d'un nouvel attentat, mardi.

C'est un marché qui a été le théâtre d'un nouvel attentat, mardi.

photo: Reuters

Trois attentats ont fait au moins 72 morts et plus de 150 blessés mardi à Bagdad, a-t-on appris de sources policières et médicales. Une de ces attaques a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Un kamikaze s'est fait exploser sur un marché dans le quartier nord d'Al Chaab, tuant 38 personnes et en blessant 70. Dans le grand faubourg voisin de Sadr City, à majorité chiite, 28 personnes ont été tuées et 57 autres blessées. Et six personnes ont péri dans l'explosion d'une voiture piégée qui a aussi fait 21 blessés dans le sud de la capitale, à Al Rachid.

Un porte-parole du Commandement opérationnel de Bagdad a déclaré à la télévision irakienne que le kamikaze d'Al Chaab avait actionné un gilet d'explosifs en même temps qu'explosait une bombe déposée au préalable. Il s'agirait d'une femme kamikaze, d'après les premiers éléments de l'enquête, a-t-il dit.

Revendication de l'EI

L'EI a revendiqué l'attaque dans un communiqué affirmant en revanche qu'elle avait été commise par un homme. Le kamikaze a jeté des grenades puis a fait détoner sa ceinture explosive, précise le groupe extrémiste sunnite. Les attaques suicides menées par des femmes sont rares en Irak, notamment ces dernières années.

Aucun groupe n'a revendiqué dans l'immédiat les deux autres attentats. L'EI s'est attribué la responsabilité d'une série d'attentats qui ont fait une centaine de morts la semaine dernière dans et autour de la capitale irakienne et provoqué la colère des habitants contre l'incapacité du gouvernement à assurer la sécurité.

Au plus fort de la guerre civile entre chiites et sunnites il y a une décennie, la capitale irakienne était chaque semaine le théâtre d'attentats meurtriers faisant des dizaines de victimes, mais la sécurité s'est améliorée ces dernières années.

Crise politique

Le Premier ministre chiite Haïdar al Abadi a estimé samedi que les activistes profitaient de la crise politique en cours à Bagdad, déclenchée par la volonté du chef du gouvernement de mettre fin au système de désignation des ministres en fonction de leurs identités partisanes, religieuses ou ethniques.

L'EI s'est emparé de vastes pans du territoire irakien en 2014. Depuis, les forces irakiennes soutenues par les frappes de la coalition internationale sous commandement américain ont repris le contrôle de plusieurs villes, dont Tikrit et Ramadi, respectivement au nord et à l'ouest de Bagdad.

Mais les djihadistes conservent des places fortes, dont Mossoul (nord), la deuxième ville du pays, et gardent la capacité de frapper à Bagdad ou ailleurs dans le pays. (nxp/ats/afp)

(NewsXpress)

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