Incendie à Londres: «Au moins douze morts»
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Incendie à Londres«Au moins douze morts»

Un gigantesque incendie s'est déclaré à Londres dans un immeuble de 27 étages. Il y a au moins douze morts et plus de 70 blessés

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Le juge retraité Martin Moore-Bick, qui dirige l'enquête publique, a ouvert la séance lundi en faisant observer 72 secondes de silence, en référence à chacune des victimes.

Le juge retraité Martin Moore-Bick, qui dirige l'enquête publique, a ouvert la séance lundi en faisant observer 72 secondes de silence, en référence à chacune des victimes.

AFP/ben Stansall
Les migrants clandestins figurant parmi les 250 survivants se verront offrir une autorisation de résidence permanente par le gouvernement britannique. (Mercredi 11 octobre 2017)

Les migrants clandestins figurant parmi les 250 survivants se verront offrir une autorisation de résidence permanente par le gouvernement britannique. (Mercredi 11 octobre 2017)

AFP
Une audience s'est ouverte avec une minute de silence en mémoire des victimes et un hommage a également été rendu aux survivants à Londres (Jeudi 14 septembre 2017).

Une audience s'est ouverte avec une minute de silence en mémoire des victimes et un hommage a également été rendu aux survivants à Londres (Jeudi 14 septembre 2017).

Keystone

Douze personnes, au moins, ont trouvé la mort et 74 autres ont été blessées dans un gigantesque incendie qui a ravagé dans la nuit de mardi à mercredi une tour d'habitation de 24 étages dans l'ouest de Londres. La cause de ce sinistre n'a pas encore été établie.

«Je peux confirmer que douze personnes sont mortes» mais «je crains malheureusement que le bilan s'alourdisse», a déclaré sur place Stuart Cundy, commandant à la Metropolitan Police, alors que de nombreuses personnes étaient toujours portées disparues.

Vingt des blessés sont dans un état critique. «Une opération de recherche complexe sur plusieurs jours» s'engage désormais, selon les mots de Stuart Cundy, commandant à la Metropolitan Police.

Un incendie ravage une tour à Londres

Le sinistre s'est produit mercredi à l'aube dans un immeuble de 27 étages, faisant des dizaines de blessés.

Quelque deux cents pompiers, soutenus par une quarantaine de camions d'intervention, ont combattu pendant plusieurs heures les flammes qui ont détruit la Grenfell Tower, un immeuble du quartier de Kensington dans lequel vivaient plusieurs centaines de personnes.

Incendie à Londres : témoignage d'une voisine

Le gigantesque incendie qui a ravagé dans la nuit de mardi à mercredi un immeuble d'habitation dans l'ouest de Londres a fait "plusieurs morts"

Des rescapés ont raconté avoir vu des habitants sauter dans le vide pour échapper aux flammes qui ravageaient cette tour comptant 120 appartements sur 24 étages, près du quartier chic de Notting Hill, dans l'ouest de Londres. D'autres témoins ont vu des parents jeter leurs enfants par la fenêtre pour tenter, dans un geste désespéré, de les sauver.

La tour Grenfell, datant de 1974, était presque complètement calcinée mercredi midi après avoir brûlé une bonne partie de la nuit. Alors que quelques flammes étaient encore visibles, la cheffe de la London Fire Dany Cotton a écarté la possibilité d'un effondrement de l'immeuble. Des ingénieurs inspectaient la structure.

Défaillances à répétition

L'origine du sinistre restait inconnue, mais la colère montait parmi les résidents qui pointaient les défaillances à répétition de l'entreprise responsable de la gestion de l'immeuble et des autorités locales.

«90% des résidents ont signé une pétition fin 2015 se plaignant de la mauvaise gestion de l'entreprise responsable de la maintenance de l'immeuble. J'ai été personnellement menacé par leur manager», a déploré David Collins, président de l'association des résidents de la tour jusqu'en octobre dernier.

David Collins a également épinglé la responsabilité du Borough (municipalité) du quartier de Kensington et Chelsea. «Nous leur avons fait part de nos inquiétudes et demandé une enquête indépendante, mais on ne nous a pas écoutés», a-t-il regretté.

Rénovations en cause

Des documents en ligne datant d'un an environ montrent qu'un collectif de résidents s'était plaint à plusieurs reprises de l'état de l'immeuble et des risques d'incendie potentiels, évoquant notamment des problèmes de signalisation, d'éclairage et de sortie de secours.

«Tous nos avertissements sont tombés dans l'oreille d'un sourd alors qu'une catastrophe comme celle-ci était inévitable», a commenté mercredi le collectif.

Selon plusieurs résidents, les travaux de rénovation entrepris l'année dernière ont pu jouer un rôle dans la propagation du feu, extrêmement rapide.

«Il semblerait que, comme dans d'autres incendies survenus ailleurs dans le monde récemment, la nature du revêtement extérieur soit grandement responsable de la rapidité avec lequel le feu s'est propagé», a commenté le Dr Angus Law, spécialiste de la question à l'université d'Edimbourg.

Réactions officielles

Gavin Barwell, le nouveau directeur de cabinet de la Première ministre Theresa May et ancien ministre du logement, a été accusé par le tabloïd de gauche The Daily Mirror de s'être assis sur un rapport vieux de plusieurs années sur le risque d'incendie dans des immeubles tels que la tour Grenfell.

Alors que certains évoquaient un scandale, le maire de Londres, Sadiq Khan, a déclaré que toutes ces questions réclamaient «des réponses».

Un porte-parole de Downing Street a déclaré que Mme May était «profondément attristée par la perte tragique de vies à la tour Grenfell» et qu'elle était «tenue au courant des développements». (nxp/ats/afp)

(NewsXpress)

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