Au nom du père, même s'il est parano
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Au nom du père, même s'il est parano

Deux ados de 15 et 17 ans devront porter le nom de leur père, même s'ils le trouvent irresponsable.

Fils de parents divorcés, les deux frères vivent avec leur mère, dont ils souhaitent porter le nom. Les ados uranais rejettent leur nom de famille, associé à un père qui fait figure d'épouvantail. En première instance, leur démarche a été couronnée de succès. Le Département de justice du canton d'Uri avait admis leur demande et les avait autorisés à prendre le nom de leur mère.

Mais le Tribunal cantonal, saisi d'un recours du père, a tout annulé. En dernière instance, le Tribunal fédéral a également écarté la demande. Il rappelle que seuls des critères objectifs entrent en ligne de compte pour un changement de nom et qu'il faut de «justes motifs». Pour expliquer leur requête, les ados se sont plaints de comportements «irresponsables» de leur père.

Atteint d'un trouble de type paranoïaque, selon une expertise psychiatrique, leur père a lancé à plusieurs reprises des accusations qui se sont révélées infondées. Il s'est persuadé que l'aîné n'était pas son fils et a contesté le lien de paternité, mais en vain. Son ex-femme n'a pas été épargnée: il l'a carrément accusée d'empoisonnement.

(ats)

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