Fantaisie: Au pays des merveilles de Burton
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FantaisieAu pays des merveilles de Burton

Tim Burton nous concocte une version d'«Alice» qui se savoure comme un bonbon acidulé.

par
Fred Ferrari
Alice (Mia Wasikowska) revient sur les traces du lapin blanc. (Photo: dr)

Alice (Mia Wasikowska) revient sur les traces du lapin blanc. (Photo: dr)

Alice (la nouvelle venue Mia Wasikowska) n'a plus 10 ans et ne somnole plus dans un jardin comme l'héroïne imaginée en 1865 par Lewis Carroll. Elle a 19 ans et doit décider si elle va accepter de se marier avec un inconnu. C'est donc dans un tout autre état d'esprit qu'elle plonge tête la première dans le terrier du lapin blanc. D'autant que ce n'est pas la première fois qu'elle y vient, même si elle ne s'en souvient pas. Alice prend désormais ses responsabilités et part en ­guerre contre la Reine­ de Cœur...

A mi-chemin entre la noirceur de «Sleepy Hollow» et les bariolages de «Charlie et la chocolaterie», Tim Burton magnifie un univers où les règles esthétiques comme les aventures du personnage principal échappent à la logique. Un univers qui rassemble les thèmes chers au réalisateur: dédoublement de la personnalité, réalité parallèle, conte de fées et film d'horreur. C'est personnel, moderne, surprenant, enchanteur. C'est du Burton tout craché.

Trois questions à Tim Burton:

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'adapter «Alice au pays des merveilles»?

L'opportunité de raconter en 3D la bizarrerie du monde d'Alice. Les adaptations cinématographiques précédentes étaient trop littérales. Ce qui m'a plu dans le scénario, c'est qu'il présente les rêves comme­ des outils importants pour résoudre des problèmes bien réels. En cela, le film est ­fidèle à Lewis Carroll.

La 3D, c'est l'avenir du cinéma?

Je la considère comme un outil cinématographique formidable, au même titre que la couleur ou la musique. Je ne pense pas qu'elle soit réservée aux blockbusters truffés d'effets spéciaux.

Johnny Depp et vous, c'est une histoire qui dure…

Je pense que le succès de notre collaboration tient au fait que nous ne l'analysons pas. On vit dans le présent. On ne travaille pas ensemble juste parce que nous sommes amis.

(Propos recueillis par Gabriel Lecomte)

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