Actualisé 27.05.2009 à 21:24

Elections européennesAubry et Royal sonnent la mobilisation

Deux femmes debout contre les sondages: Martine Aubry et Ségolène Royal ont lancé mercredi un appel à la mobilisation à douze jours des élections européennes.

Six mois après le congrès de Reims, les deux anciennes rivales pour le poste de premier secrétaire ont fait estrade commune à Rezé, près de Nantes, pour un meeting commun - le premier - préparé au millimètre près, devant près de 3000 personnes.

Leur entrée sur tapis rouge au son de musique électronique a été saluée par un tonnerre d'applaudissements, comme les mots «unité», «rassemblement» et «ensemble» répétés à l'envi par tous les orateurs.

L'image des deux dirigeantes, marchant côte à côte puis se faisant la bise sur scène, a été immortalisée par près de 80 photographes soit le double d'un meeting national du PS pour les européennes, selon la direction du parti.

La présidente de Poitou-Charentes a salué «notre chère première secrétaire», élue en décembre avec 102 voix d'avance sur elle. «Quel bonheur de vous retrouver ce soir! A côté de toi Martine, vaillante dans cette campagne», a affirmé Ségolène Royal avant le discours du premier secrétaire.

«Serrer les coudes»

«Ségolène tu as porté nos couleurs» en 2007, a rappelé de son côté Martine Aubry. «Tu as combattu Sarkozy en disant: 'Il nous ment». Aujourd'hui, tous les Français savent que tu avais raison». Leurs discours - 30 minutes pour Royal, 46 pour Aubry - se complétaient.

A la première, l'appel à la participation, l'unité des socialistes, les grandes valeurs de la gauche et à Martine Aubry les propositions socialistes pour l'Europe et les attaques contre Nicolas Sarkozy.

Pour Martine Aubry, la droite refuse de faire campagne sur ses propositions, parce que trop libérales en ces temps de crise. «Nous n'avons pas d'adversaire qui veut parler d'Europe! Oui cette campagne est difficile: ceux qui dénoncent, ceux qui parlent fort ne parlent pas d'Europe», a-t-elle accusé.

Lent redémarrage

Les études d'opinion placent toujours le PS en deuxième position, cinq ou six points derrière l'UMP et loin de son score - il est vrai historique - de 2004 (28,9%). Des chiffres que Martine Aubry relativise, mettant en avant le redémarrage de la machine après les déchirements du congrès.

»Si on n'avait pas fait ce boulot, on serait sans doute au score de (Michel) Rocard», qui avait obtenu 14% des suffrages en 1994, fait-elle valoir. (ats)

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