Actualisé 11.01.2020 à 00:25

États-Unis

Aucune indemnité pour l'ancien patron de Boeing

Dennis Muilenburg ne percevra ni indemnités de départ ni bonus après son limogeage du groupe le 23 décembre dernier.

Dennis Muilenburg, qui a pris les rênes de Boeing en juillet 2015, ne recevra pas non plus de bonus au titre de l'année 2019.

Dennis Muilenburg, qui a pris les rênes de Boeing en juillet 2015, ne recevra pas non plus de bonus au titre de l'année 2019.

Keystone

Boeing a annoncé vendredi que son ancien directeur général Dennis Muilenburg, limogé le 23 décembre pour une gestion jugée catastrophique de la crise de l'avion 737 MAX, ne percevrait pas d'indemnités de départ.

Dennis Muilenburg, qui a pris les rênes de Boeing en juillet 2015, ne recevra pas non plus de bonus au titre de l'année 2019, a précisé le constructeur aéronautique dans un document transmis à la SEC, le gendarme américain de la Bourse. Il devait percevoir au total 39 millions de dollars à ce titre. «Dennis Muilenburg n'a pas droit et n'a pas reçu d'indemnités de licenciement ou de paiements liés à son départ après plus de trente ans au sein de l'entreprise», explique le constructeur aéronautique.

62 millions

Dennis Muilenburg, qui a passé 34 ans chez Boeing, a également renoncé à des titres d'une valeur de 14,6 millions de dollars (14,2 millions de francs suisse), a précisé Boeing, ce qui suggère que le conseil d'administration avait perdu complètement confiance dans le dirigeant de 56 ans.

Le dirigeant conserve toutefois toutes ses stock-options et sa retraite obtenues avant sa promotion au poste de PDG. La valeur de celles-ci est de 62,2 millions de dollars (60,5 millions de francs) au cours de clôture de l'action Boeing le 9 janvier, assure Boeing. Il détient également des «options» pour acheter 72'969 actions Boeing au prix unitaire de 75,97 dollars (73,91 francs suisse). S'il le faisait, il réaliserait par la suite une énorme plus-value au vu du cours de l'action Boeing actuellement - 329,92 dollars (320,95 francs suisse).

Son remplaçant débute lundi

Le MAX est cloué au sol depuis mi-mars après deux accidents rapprochés ayant fait au total 346 morts. Le système anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans les accidents et Boeing travaille actuellement sur un correctif.

Dennis Muilenburg sera remplacé lundi par David Calhoun, 62 ans, ancien cadre dirigeant de General Electric (GE) et membre du conseil d'administration de Boeing depuis plusieurs années. Après l'avoir soutenu malgré les critiques des familles des victimes des accidents et celles des parlementaires américains, le conseil d'administration de Boeing avait fini par lâcher Dennis Muilenburg en raison de vives tensions avec l'agence fédérale de l'aviation, la FAA, selon des sources proches du dossier.

Le dirigeant s'était aussi mis à dos les compagnies aériennes clientes du 737 MAX -- American Airlines, United Airlines et Southwest --, à qui il avait promis une remise en service «en quelques semaines» de cet avion vedette. (nxp/afp)

(NewsXpress)
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