Birmanie: Aung San Suu Kyi va finalement prêter serment

Actualisé

BirmanieAung San Suu Kyi va finalement prêter serment

Aung San Suu Kyi a annoncé lundi qu'elle allait finalement prêter serment au Parlement, après un bras de fer avec le régime qui l'avait poussée la semaine dernière à refuser d'assister à sa première session.

Aung Sun Suu Kyi va prêter serment lundi devant le Parlement birman.

Aung Sun Suu Kyi va prêter serment lundi devant le Parlement birman.

La lauréate du prix Nobel de la paix et les autres nouveaux élus de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) avaient refusé jusqu'à présent de refuser de prêter serment de «sauvegarder» la Constitution de 2008 qu'ils veulent modifier.

«Nous irons assister (à la session du) Parlement aussi vite que possible», a finalement déclaré Suu Kyi lundi au siège de son parti. «La raison pour laquelle nous acceptons est d'abord la volonté du peuple. Nos électeurs ont voté pour nous parce qu'ils veulent nous voir au Parlement», a-t-elle ajouté.

La LND avait demandé en vain de remplacer «sauvegarder» par «respecter» dans le serment des députés. La Constitution, conçue par l'ancienne junte et adoptée par référendum en 2008 une semaine après le passage du cyclone Nargis (138'000 morts ou disparus), arroge des pouvoirs immenses aux militaires et Suu Kyi a fait de son amendement l'une de ses priorités. (ats/afp)

Ban Ki-Moon appelle à aller plus loin dans la levée des sanctions

Le secrétaire général de l'ONU a appelé lundi l'Occident à aller «plus loin» dans la levée des sanctions politiques et économiques contre la Birmanie, lors d'un discours au Parlement birman à Naypyidaw.

«Je salue les mesures prises jusqu'à présent par la communauté internationale, mais elle doit faire plus», a déclaré Ban Ki-moon, en visite officielle dans ce pays. «Aujourd'hui, j'appelle la communauté internationale à aller encore plus loin dans la levée, la suspension ou l'allégement des restrictions commerciales et autres sanctions», a-t-il ajouté.

Pour encourager les réformes du gouvernement qui a succédé à la junte en mars 2011, l'Union européenne a suspendu la semaine dernière pour un an toutes ses sanctions politiques et économiques, à l'exception de l'embargo sur les armes. D'autres pays, comme le Canada, l'Australie ou la Norvège ont annoncé la levée d'une grande partie de leurs sanctions.

Mais les Etats-Unis, qui ont allégé certaines restrictions aux investissements et promis la nomination rapide d'un ambassadeur, ont de leur côté exclu mercredi de lever leurs sanctions clés, disant vouloir garder un moyen de pression sur le régime.

Ton opinion