Austin Butler obsédé par Elvis Presley

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CinémaAustin Butler obsédé par Elvis Presley

L’acteur américain qui incarne le King au cinéma a pris son rôle très au sérieux. Il a adoré cette expérience.

par
Henry Arnaud, Los Angeles
Austin Butler, 30 ans, s’est donné beaucoup de peine pour incarner au mieux Elvis.

Austin Butler, 30 ans, s’est donné beaucoup de peine pour incarner au mieux Elvis.

IMAGO/Matrix

Fini les rôles d’adolescents pour Austin Butler. Après des séries comme «Hanna Montana», il était surtout connu pour avoir partagé la vie de Vanessa Hudgens. À 30 ans, il est impressionnant de justesse dans le biopic «Elvis» de Baz Luhrmann, dès le 22 juin 2022 au cinéma. Un rôle qui peut le faire entrer dans la cour des grands acteurs de Hollywood.

Comment vous êtes-vous glissé dans la peau d’Elvis?

Je n’ai rien fait d’autre pendant deux ans que de penser à Elvis en absorbant tout ce que j’ai pu trouver sur sa vie. Je suis devenu obsédé par Presley au point de mettre ma vie privée à l’arrêt. J’ai commencé par séparer sa vie en plusieurs périodes ou décennies, car sa voix et ses mouvements ont changé avec le temps. Le plus dur a été de ne pas voir en Elvis que l’icône qu’il était. Je voulais me glisser dans l’homme, pas l’idole. Cela a été fascinant et la plus grande joie de ma vie professionnelle a été de me transformer en Elvis.

Quel a été le plus grand challenge?

Le plus dur a été d’arrêter de me torturer physiquement pour lui ressembler. Au début, je regardais chaque image, chaque clip et j’essayais de changer mon regard pour avoir les mêmes yeux qu’Elvis par exemple. Mais je ne voulais pas finir comme une statue de cire avec des trucs collés sur mon visage.

Par exemple?

La séquence de la chanson «Hound Dog» est la première chose qui me vient à l’esprit. J’ai regardé le clip presque seconde par seconde pour tourner la tête, baisser les yeux ou placer mes bras exactement comme Elvis dans la vidéo. Sur le plateau, j’ai compris que j’en faisais trop. Le réalisateur, Baz Luhrmann, m’a guidé pour que je trouve l’âme de Presley avant tout.

Quelle a été la réaction de sa veuve Priscilla, de sa fille Lisa Marie et de sa petite-fille Riley?

Avoir la bénédiction des trois gardiennes du temple du King est ma plus belle récompense. J’ai reçu leurs approbations puis félicitations après la première projection. J’en ai eu les larmes aux yeux. Cela fait trois ans que je vis avec la mémoire d’Elvis en tête. Je n’ai jamais été aussi amoureux d’une personne que je n’ai pas rencontrée de son vivant. Savoir que Lisa Marie, Priscilla et Riley sont fières de moi me transporte de joie. Je me dis que j’ai rendu justice à la mémoire de Presley, ce qui est primordial.

Qu’avez-vous appris en incarnant le King?

J’ai appris la pression du star-système. Rien n’a préparé Elvis à la célébrité qui l’attendait à ses débuts. Ça lui est tombé dessus et il a dû s’adapter. J’en ai tiré une leçon pour ma carrière car je suis conscient de la pression sur mes épaules avec ce film. Je fais tout pour garder les pieds sur terre. C’est une expérience folle comme je n’en ai jamais eue auparavant et on m’attend au tournant. À moi de prouver que je peux me transformer et incarner des rôles très divers pour la suite.

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