Actualisé 08.05.2017 à 12:19

Genève

Aux Pâquis, la démocratie participative n'a pas pris

Des représentants des habitants, déçus par la lenteur de la Ville, ont démissionné en bloc de leur «contrat de quartier», après trois ans de bénévolat.

de
lfe

Une commission de coordination, mise en place entre la Ville et des représentants (élus par les habitants) du quartier des Pâquis, pour gérer au mieux les intérêts de celui-ci, vient de se casser la figure.

Les bénévoles pâquisards ont démissionné en bloc mi-avril, pointant du doigt les lenteurs de la Ville, révèle la Tribune de Genève. Après plus d'un millier d'heures de travail bénévoles, la feuille de route déposée n'a pas été respectée, et aucun des projet proposés n'a vu le jour.

C'est la première fois qu'un tel contrat de quartier est abandonné. Les représentants des Pâquis jugent que seules les propositions «les moins sensibles» (à l'image d'un potager urbain) ont été validées. Et jugent ce projet de société «sacrifié». Parmi les propositions phares, on peut noter celle des modérateurs de nuit, destinés à réduire les nuisances sonores des fêtards.

En charge du contrat de quartier des Pâquis, la magistrate Esther Alder dit «comprendre la frustration» des habitants engagés. Le fait que la responsabilité ne soit pas toujours attribuée aux mêmes instances ralentit les projets. La conseillère administrative déplore par ailleurs les coupes faites par la majorité de droite du Conseil municipal dans des crédits d'équipements publics. Le maire de Genève, Guillaume Barazzone, précise de son côté que les habitants ne doivent pas imaginer que tous leurs voeux seront exaucés.

Les Pâquisards veulent désormais passer par les associations ou par le Conseil municipal, en plus d'une motion récemment déposée demandant la mise en application des principaux points de la feuille de route.

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!