Actualisé 04.04.2008 à 14:10

Aux Pays-Bas, on est payé pour rester à la maison

Rester chez soi plutôt que d'aller au bureau? C'est vivement encouragé par les patrons néerlandais.

Certains n'ont pas attendu pour lui donner le surnom de «prime pyjama». Cette mesure, inventée par les patrons néerlandais, consiste simplement à encourager les employés à travailler chez eux un jour ouvrable par semaine.

Les employeurs n'ont pas pris cette mesure par magnanimité: les Néerlandais passeraient près de quatre heures par semaine à régler des affaires personnelles sur leur lieu de travail, alors qu'à domicile ils se consacreraient exclusivement à leur emploi, histoire d'accomplir plus rapidement leur tâche pour ensuite se consacrer à leurs obligations ménagères, rapporte le magazine Psychologie dans son numéro d'avril. Les autorités, qui ont calculé que des milliers d'heures de travail étaient perdues dans les embouteillages, applaudissent.

En Suisse, certaines entreprises ont expressément prévu le travail à domicile. «C'est inscrit dans notre convention de travail», explique Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF. Cela, bien sûr, «si la nature de l'emploi le permet, à condition que les bénéficiaires restent atteignable, et en accord avec la hiérarchie», précise-t-il.

Les CFF ne tiennent pas de statistiques. Le Canton du Jura, y a renoncé au terme d'une étude menée l'an dernier, révèle Francis Périat, responsable du personnel: «Il y avait disproportion entre les coûts engendrés et le faible intérêt des employés.»

Chez Swisscom, ont dit «favoriser la pratique la mieux adaptée, dont le télétravail». Mais Christian Neuhaus, porte-parole, précise que «l'échange avec les collègues et l'entreprise est indispensable». On veille donc à ce que le contact ne soit pas rompu.

Gilles Martin

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