Actualisé 15.03.2009 à 20:34

FreerideAvalanche de prouesses sur la Nendaz Freeride

L'élite de la discipline a éclaboussé la 3e édition de la Nendaz Freeride, ce week-end. Locaux bien placés.

de
Julien Caloz, Nendaz

D'envolées lyriques (back-flips) en réceptions hasardeuses, une cinquantaine d'équilibristes en combinaison fluo ont «tracé leur ligne» sur le Mont-Gond (2710 m), dimanche, en finale de la Nendaz Freeride. Au terme d'un itinéraire inabordable, l'Autrichien Flo Orley (snowboard) a décroché sa wild-card pour l'Xtrême de Verbier (20 et 21 mars). Bjoern Heregger (ski), Maria Kuzma (snowboard) et Jennifer Ashton (ski) ont également gagné le droit d'avoir des «papillons dans l'estomac» samedi prochain au sommet du Bec-des-Rosses (3222 m).

Au-delà du palmarès, la pow (neige poudreuse), les cliffes (corniches) et une dizaine de riders locaux ont cautionné le spectacle. Deux d'entre eux ont finalement terminé sur le podium en snowboard (André Sommer, 2e et Gilles Sandoz, 3e). «Il était difficile de trouver sa ligne, remarquait Sommer. Sur le haut, c'est tellement plat que tu ne vois pas ce qui t'attend. Si tu te trompes, c'est tout de suite foutu.»

Egayée par le réchauffement climatique et des conditions d'enneigement poétiques, la 3e édition de la Nendaz Freeride a été «exceptionelle», selon Ruben Jeanbourquin, du comité d'organisation. «Notre entrée dans le «tour du monde» nous amène des compétiteurs de toute la planète. Cela devient très dur pour les riders locaux.»

Le freeride féminin en pente douce

«Le freeride, c’est dur pour les filles. Quand t’es en haut, faut pas avoir les boules!» Le rider local Richard Amacker interprétait la modeste représentation helvétique en finale féminine de la Nendaz Freeride.

Il n’y avait qu’une seule Suissesse, Nathalie Zenklusen (snowboard), dimanche au sommet du Mont-Gond. La Chablaisienne a finalement terminé 4e en «posant bêtement les fesses par terre» après un saut. Où sont passées ses coéquipières?

«Leisibach est blessée et Fasnacht n’est pas intéressée par le rendez-vous. Et, globalement,peu de filles font du freeride.» «Elles commencent seulement à se pencher sur la discipline», conclut le Genevois Philippe Buschi.

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