Suisse - Avec la pandémie, les gens fuient les villes
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SuisseAvec la pandémie, les gens fuient les villes

L’an dernier, de nombreuses personnes ont déménagé des centres urbains pour s’installer dans les agglomérations. La crise sanitaire y est sans doute pour quelque chose.

par
ofu

De récents chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) prouvent ce que l’on soupçonnait depuis un certain temps (lire encadré): depuis le début de la pandémie, nombre de personnes ont quitté les villes pour s’installer dans une agglomération, à la campagne ou même en montagne. Ces données sur les migrations internes ne prennent pas en compte les personnes ayant déménagé à l’étranger ni celles qui sont venues s’installer en Suisse depuis l’étranger, rappelle la «SonntagsZeitung».

Après avoir pris en compte toutes les arrivées et tous les départs, Zurich se positionne en tête de classement avec 5347 habitants en moins. Genève et Lausanne complètent le podium avec respectivement -3350 et –2476 habitants. Selon le dominical, les citadins se sont notamment installés dans les agglomérations, qui offrent de plus grands espaces à prix plus avantageux.

Les départs enregistrés dans les villes suisses

Zurich: -5347

Genève: -3350

Lausanne: -2476

Bâle: -1994

Berne: -991

Lugano: -708

Saint-Gall: -695

Fribourg: -656

Bienne: -635

Vevey: -495

Neuchâtel: -470

Montreux: -441

La Chaux-de-Fonds: -424

Selon Claudio Saputelli, responsable de l’immobilier chez UBS, il est étonnant de constater que nombre de personnes sont également parties vivre hors des régions habituellement privilégiées par les pendulaires. Après avoir analysé les chiffres de l’OFS, son équipe a constaté que les gens choisissaient toujours plus souvent des destinations touristiques comme lieu de résidence principale.

La tendance qui se fait ressentir en Suisse est également constatée à l’étranger. Durant la pandémie, des milliers de personnes ont ainsi quitté New York pour aller s’installer au vert. Ce qui a notamment fait exploser les prix de l’immobilier dans la Hudson Valley, région située à deux heures de route de la métropole. Nombre de Londoniens ont eux aussi quitté la capitale anglaise pour aller vivre dans le Devon ou en Cornouailles.

Devenir propriétaire et avoir plus d’espace

Depuis plusieurs mois, les experts immobiliers soupçonnent la pandémie d’avoir fait naître chez les gens une envie de devenir propriétaire et d’avoir plus d’espace à disposition. Surtout parce que la crise sanitaire a mené à une séparation entre le lieu du travail et le lieu de résidence. Or, comme les grands appartements ou les maisons sont hors de prix en ville, de nombreuses personnes auraient décidé de tourner le dos aux centres urbains pour s’installer à la campagne. Les récents chiffres de l’OFS semblent confirmer cela.

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