Euro 2020 - Avec la Suisse, Ricardo Rodriguez a la confiance qu’il n’a plus en club
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Euro 2020Avec la Suisse, Ricardo Rodriguez a la confiance qu’il n’a plus en club

Le défenseur central ou latéral gauche de l’équipe de Suisse ne joue que rarement depuis deux ans. Mais avec sa sélection, il reste indispensable.

par
Robin Carrel
(Bakou)
Ricardo Rodriguez s’amuse avec l’équipe de Suisse.

Ricardo Rodriguez s’amuse avec l’équipe de Suisse.

freshfocus

Ricardo Rodriguez n’est pas le plus prolixe quand il s’agit de s’exprimer devant un micro. Il l’est d’habitude bien plus ballon au pied, lui qui s’est forgé, à 28 ans, une carrière déjà bien pleine. Son armoire à trophées l’est également et on y trouve d’un peu tout: un titre de meilleur footballeur suisse en 2014, un titre de champion du monde des Moins de 17 ans en 2010, une Coupe d’Allemagne, deux participations à des Coupes du monde et à la Champions League, un deuxième Euro à venir dans quelques jours…

Le joueur est normalement dans la force de l’âge pour un latéral. Il a, de plus, réussi à se diversifier et évolue avec bonheur au poste de défenseur central axial gauche dans une arrière-garde à trois. En club, il a même joué quelques matches milieu gauche cette saison. Mais cet exercice au Torino n’a pas été très agréable pour le Zurichois aux orginines hispano-chiliennes. Comme les précédents d’ailleurs, que ce soit à l’AC Milan ou au PSV Eindhoven.

A Turin, au sein d’un club qui a sauvé sa tête in extremis en Serie A à la mi-mai, la greffe n’a de nouveau pas pris et on a presque tremblé pour son temps de jeu et son rythme en vue de l’Euro qui s’en vient. Rodriguez n’y a joué que trois matches depuis le début du mois de février, pour une défaite contre la lanterne rouge Crotone (4-2), un nul face à Bologne (1-1) et une rouste énorme infligée par l’AC Milan (0-7).

«Ce n'était pas simple, mais je suis toujours resté positif. Je savais que j'avais tout de même un objectif en fin de saison avec ce championnat d'Europe en point de mire et que je serais prêt pour ça, a dit mercredi, après l'entraînement, l'ancienne star de Wolfsburg. Ça m'a permis de travailler sur des objectifs personnels. Notamment de me renforcer physiquement.»

Le joueur et sa fille, avant de s’envoler pour Bakou.

Le joueur et sa fille, avant de s’envoler pour Bakou.

Marc Schumacher/freshfocus

Dans le Piémont, son contrat court jusqu’en 2024, mais il n’y est plus le bienvenu et une porte de sortie pourrait être trouvée pour lui, sous la forme d’un départ à Sassuolo, où devrait s’engager rapidement l’Italien Marco Giampaolo. Le natif de Bellinzone a connu le Suisse lors de ses passages à l’AC Milan et à Turin. A l’image de Vladimir Petkovic, qui lui a offert 60 de ses 81 sélections, le technicien de 53 ans aime ses qualités et sa polyvalence.

En équipe de Suisse, il devrait retrouver un côté gauche pour lequel il n’a plus sa vélocité d’antan. Mais le décalé sur un flanc permet de profiter de sa patte gauche - aussi bien pour les centres dans le jeu que sur coups de pied arrêtés - qui, elle, n’a pas pris une ride. Elle offre aussi le luxe d’aligner la meilleure défense centrale possible: Nico Elvedi, Fabian Schär et Manuel Akanji.

«C'est le coach qui décide où il souhaite me faire jouer, a-t-il occulté. Moi, je me sens bien aux deux postes et je les connais dorénavant assez bien. Je suis prêt à jouer sans souci dans l'axe comme sur un côté.» Rien que de rejouer et d'enchaîner les matches sera déjà une petite renaissance, après simplement 29 matches en deux saisons.

«Je suis prêt à jouer sans souci dans l'axe comme sur un côté.»

Ricardo Rodriguez

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