Actualisé 29.02.2012 à 20:10

Adoption par des couples gays

«Avec les parents homos, l'enfant devient un objet»

Alors que le Conseil fédéral a fait un pas vers l'adoption pour les homosexuels, le Valaisan Grégory Logean monte au front une nouvelle fois contre le «lobby homosexuel».

de
Grégoire Corthay
Pour l'UDC Grégory Logean, un «papa» ne peut pas endosser le rôle de «maman». (dr/key)

Pour l'UDC Grégory Logean, un «papa» ne peut pas endosser le rôle de «maman». (dr/key)

Le jeune UDC Grégory Logean (26 ans) s'est fendu mardi d'un communiqué aux relents homophobes (cf. encadré). «Les lois qui banalisent ou encouragent l'homosexualité sont donc contraires à la raison et au bien commun. Le mariage doit être protégé contre ces dérives. L'homosexualité est une réalité privée qui n'est pas au fondement du lien social. Elle ne doit pas devenir une norme parmi d'autres», y indique notamment l'Hérémensard qui avait raté de peu son élection au Conseil national en octobre 2011.

«20 minutes» lui a demandé quelques précisions sur sa vision de l'homosexualité qui, selon lui, menace «les principes et les valeurs sur lesquels repose notre civilisation».

Que reprochez-vous aux homosexuels?

Je n'ai rien contre les personnes. Je m'engage simplement en faveur de la famille et je m'oppose à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels ainsi qu'à toute autre forme de promotion de l'homosexualité. L'homosexualité est une affaire privée qui ne doit pas devenir une norme. La famille, fondement de notre société, doit être remise en valeur. Malheureusement, cela fait des années que, pour faire plaisir à ce puissant lobby et à la mode médiatique, nos politiques détruisent quasi systématiquement le support le plus formidable de la société, à savoir la famille.

Pourquoi est-ce que des homosexuels ne seraient pas de «bons parents»?

Un enfant a besoin de la double figure de l'homme et de la femme, d'un père et d'une mère, pour se développer de façon cohérente en sachant que seuls un homme et une femme peuvent concevoir un enfant dans l'ordre naturel. Remettre en cause la différence des sexes reviendrait ainsi à faire vivre l'enfant dans un monde où «tout» serait possible: que les hommes soient des «papas» et aussi des «mamans», les femmes des «mamans» et aussi des «papas». Dans le cadre de l'adoption par des homosexuels, l'enfant devient un objet au lieu d'être reconnu pour lui-même. Pour le bien de l'enfant et de notre civilisation, nous ne pouvons pas permettre aux homosexuels d'adopter des enfants.

Selon vous, que vaut-il mieux: un enfant élevé par un couple de parents homos ou un enfant élevé par un couple d'hétéros divorcés?

Comment peut-on sérieusement mettre sur le même plan les difficultés d'un enfant d'un couple divorcé et les problèmes de celui qui, face à un couple homosexuel, ne sait pas quelle femme il doit appeler «papa» ou quel homme il doit appeler «maman»? Encore une fois, permettre aux homosexuels d'adopter, c'est mettre en danger le développement de l'enfant et l'exposer à différents risques.

Certains disent de vous que vous êtes un «homosexuel refoulé». Qu'en pensez-vous?

A voir l'acharnement sans limites de certains contre l'UDC, on pourrait dire qu'ils sont des «UDC refoulés». Plus sérieusement, je trouve cette attaque personnelle vraiment petite et ridicule. L'intolérance n'est pas nécessairement là où certains voudraient le faire croire…

Ne craignez-vous pas une réaction du «lobby homosexuel» à votre égard à la suite de votre communiqué?

Je n'entends pas me laisser impressionner par le lobby homosexuel qui, sous couvert de lutte contre la discrimination raciale, espère me museler et m'empêcher de défendre des principes élémentaires de la vie en société. La jurisprudence du Tribunal fédéral en la matière constitue une forme d'encouragement à défendre fermement les principes et les valeurs sur lesquels repose notre civilisation.

«NON à l'adoption pour les homosexuels!»

(communiqué de Grégory Logean. 28.02.2012)

La semaine dernière, le Conseil fédéral a fait un pas vers l’adoption pour les homosexuels. De son côté, le lobby homosexuel, emmené notamment par Barbara Lanthemann, ne cesse d’accentuer la pression sur le monde politique pour obtenir l’adoption. Dans son contexte, nous ne pouvons qu’espérer que le Parlement fédéral saura faire preuve de bon sens en rejetant très clairement cette revendication inacceptable.

Il n’appartient pas à l’Etat d’encourager un choix qui s’inscrit contre la famille, lieu de perpétuation de la génération humaine et donc de la survie d’une nation, et qui s’inscrit également contre l’équilibre psychique et moral de la jeunesse. La loi ne doit pas aller à l’encontre des principes de la raison. Il n’y a rien de discriminatoire à rappeler que ce sont des hommes et des femmes qui se marient, qui conçoivent ou adoptent des enfants, et les éduquent.

Un critère de sexualité est indispensable au mariage et à l’adoption des enfants. Ils ont besoin de la double figure de l’homme et de la femme, d’un père et d’une mère, pour se développer de façon cohérente en sachant que seuls un homme et une femme peuvent concevoir un enfant dans l’ordre naturel.

Nous assistons aujourd’hui à la destruction de la sexualité humaine et de la procréation. Le lobby homosexuel veut nous faire croire que l’on peut «fabriquer» dans n’importe quelle condition un enfant pour obtenir l’objet qui viendra rassurer le narcissisme ou l’égoïsme de l’adulte voire de l’immature. Dans ce contexte, l’enfant devient un objet au lieu d’être reconnu pour lui-même.

Les lois qui banalisent ou encouragent l’homosexualité sont donc contraires à la raison et au bien commun. Le mariage doit être protégé contre ces dérives. L’homosexualité est une réalité privée qui n’est pas au fondement du lien social. Elle ne doit pas devenir une norme parmi d’autres. En la présentant comme telle, on entraîne un changement considérable dans la société qui ne sera plus organisée autour du bien commun mais à partir de singularités ou de déviances qui finiront par desservir notre société et la cohésion sociale.

Enfin, l’arrêt du Tribunal fédéral au sujet des 42 plaintes pénales déposées contre le communiqué des Jeunes UDC du Valais romand du 17 mai 2009 «NON à la banalisation de l’homosexualité» nous permet aujourd’hui de débattre ouvertement et sans complexe des principes élémentaires de la vie en société. Cette jurisprudence doit constituer une forme d'encouragement aux femmes et aux hommes politiques à défendre fermement les principes et les valeurs sur lesquels repose notre civilisation.

Grégory Logean

Conseiller municipal d'Hérémence

Membre du comité Exécutif de l'UDC du Valais romand

Membre du comité du Mouvement chrétien conservateurs valaisan

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