Mon meilleur souvenir: Avec un maillot jaune (du LS) sur le Tour de France
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Mon meilleur souvenirAvec un maillot jaune (du LS) sur le Tour de France

Tous les jours, un journaliste du Sport-Center évoquera son meilleur souvenir vécu sur le terrain, en chassant pour vous les informations sportives.

par
Robin Carrel
Oui, j'avais un peu la main qui tremblait...

Oui, j'avais un peu la main qui tremblait...

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Départ du Tour de France 2019. Banlieue de Bruxelles. Une idée débile née quelques jours auparavant, un tenant du titre de la Grande Boucle gallois et ex-Sky, un chef de communication de l'équipe désormais appelée Ineos plutôt joueur, un directeur du marketing du Lausanne-Sport entré dans le délire... Il n'en fallait pas plus pour passer un inoubliable moment personnel.

La Grande Boucle, presque plus encore que le football, a bercé mon enfance. Que d'heures passées en pleines vacances d'été devant Antenne 2, puis France 2 ou la TSR/RTS! Que de bons moments passés au bord des routes dans la Drôme ou en Suisse, à attendre le Tour national ou celui de Romandie. À trois ou quatre ans déjà, il me semble bien que mes parents m'avaient emmené voir Greg Lemond, Bernard Hinault et Luis Herrera au Pas-de-Morgins. De là à dire qu'ils m'ont bercé un peu trop près...

Du coup, à partir d'une inspiration venue du maillot jaune extérieur du Lausanne-Sport de la saison précédente et dont le sponsor sur les épaules était le même que celui de l'équipe de Geraint Thomas, Chris Froome et compagnie, est née cette petite histoire qui m'a marqué. Un détail qui a réuni pas mal de mes passions et confirmé aussi que les cyclistes n'étaient pas tout à fait des sportifs comme les autres. Car au milieu des interviews données à tous les médias possibles et imaginables, le vainqueur du Tour de France 2018 a pris trois minutes et demie pour prendre possession de son «cadeau».

Son seul maillot jaune

Tout le monde s'impatientait, pile entre les entrevues avec les TV françaises et anglaises. Le coureur a tout de même essayé de comprendre le «joke», pris la pause pour immortaliser l'instant et parlé un moment de tout et de rien, même si le timing était plus que serré et la pression grande pour la suite. L'histoire ne se souviendra qu'ensuite que ce sera là sa seule tunique jaune de l'année.

De là à dire que le LS lui a porté la guigne et que ma blague n'avait sans doute fait rire que deux-trois potes et moi-même, il n'y a qu'un pas. Mais moi, j'ai pu parler à un Gallois marrant, vainqueur du dernier Tour, compétition dont je rêve toute l'année, lui remettre un maillot de l'équipe dont j'ai porté les couleurs vers mes sept ans et où mon père m'emmenait tout petit, tout en faisant ce que je sais faire de mieux dans mon métier: avoir des idées différentes... Alors oui, ce jour-là, j'étais heureux.

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